Versailles côté jardins

Juste avant de quitter Paris, de délaisser la grande capitale pour partir bien plus à l’Ouest, la charmante Diane de Buzzeum nous a fait une nouvelle fleur : après les petits appartements de Marie Antoinette, qui nous avait laissé un souvenir impérissable, ce sont les jardins que nous avons eu la chance de visiter avec un guide de renom, Alain Baraton, le jardinier en chef de Versailles.

Pour une dernière balade, c’était un joli cadeau.

Je ne vais pas vous prendre la main et vous expliquer chaque recoin ; c’est un jardin que l’on doit s’approprier, où l’on doit flâner et se perdre, seul. Les explications, vous les aurez en vous renseignant en chemin ; les anecdotes, vous les trouverez dans tous ces romans parfaitement documentés et ces documents historiques passionnants – si vous êtes comme moi, vous en avez déjà sûrement dévoré des dizaines.

C’est d’ailleurs assez étrange, comme sensation. Les chemins, les pièces et les recoins ont parfois un air de déjà-vu, simplement parce qu’au fil des pages, on s’est approprié un lieu que nous n’avions jamais encore vraiment vu. C’est une façon de prolonger la lecture qui me plait.

Ces quelques photos ne vous diront probablement pas grand chose ; elles reviennent de loin et je n’ai pas pu en faire ce que je voulais, mon pc ayant décidé d’agoniser dans la foulée. Mais si elles vous donnent déjà envie d’aller voir de vos yeux les allées où personne ne s’aventure, même aux heures de grande affluence, alors n’attendez pas : la saison est propice à l’émerveillement.

Prévoyez simplement la journée, seulement pour les jardins. Ils en valent la peine.

Merci infiniment à Diane pour cette jolie balade. Vous trouverez d’autres impressions chez Guillaume !

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Dans les petits appartements de Marie-Antoinette

Fantôme, je suis d’accord : Nous avons une chance indéniable, quelque peu incompréhensible et très difficilement explicable. Mais nous ne l’avons pas boudé par excès d’humilité – ça aurait fait mauvais genre.

Alors nous nous sommes glissés dans la colonne des privilégiés, les yeux écarquillés à s’en exploser la rétine. Nos oreilles ont doublé de surface, tant nous avons bu les paroles de nos guides. Et nous sommes là comme deux petites grenouilles gonflées à bloc – et totalement incapables de retranscrire ce que nous avons vécu.

Cela dit, en quelques mots on pourrait résumer ce qu’il s’est passé à une fantastique visite privée des petits appartements de Marie-Antoinette, mais ce serait un peu factuel.
Et puis il m’est totalement impossible de retranscrire tous les détails minutieux dont nous a gratifié notre guide, Bertrand Barbe, au fil des petites pièces qui s’enroulent dans un labyrinthe sans fin.

Alors on va y aller tout doucement, sur la pointe des pieds, avec juste quelques images pour vous faire partager un petit peu ce que l’on a vécu intensément, le weekend dernier.

D’abord avec la belle image de l’invitation, réalisée par le photographe Andy Julia dans le minuscule cabinet de la méridienne :

Et puis avec quelques clichés un peu volés :

Prends ton jeu vidéo « Versailles » qui marche sous Dos, et souviens-toi du plan. Ce sont toutes les petites pièces qu’on ne voit pas, derrière les grands appartements. Tu te souviens ? De ces couloirs sombres et de ces minuscules escaliers à peine éclairés par la lumière vacillante d’une chandelle pixelisée.
Et bien c’est ça.
Sans la chandelle.
Je me tais, on y va, attention où tu mets les pieds.






Sais-tu pourquoi la dernière image est celle d’un livre, Fantôme ?
Parce que nous n’étions pas là uniquement pour arpenter les petits appartements de Marie-Antoinette, mais aussi pour parler justement de cet autre fantôme du passé, et de sa passion pour la mode.
Qui dit mode et Marie-Antoinette dit Rose Bertin, nous a-t-on appris, et nous étions là pour découvrir le livre de Michèle Sapori qui lui a consacré une biographie : « Rose Bertin, couturière de Marie-Antoinette« . Un livre édité dans la série des « métiers de Versailles ».

Cette biographie, je t’en parlerai un peu plus tard quand je l’aurais finie.

En attendant, on va remercier plein de fois Laurent Gaveau pour son accueil, Bertrand Barbe pour ses explications pleines de chouettes anecdotes et de détails instructifs, et bien sûr Diane sans laquelle nous n’aurions jamais eu la chance d’en prendre plein les mirettes.

Et on va regarder la grille se refermer en attendant la prochaine fois.

Versailles, le nez au plafond

Le problème à Versailles, c’est que si l’on a le cou fragile, la visite du château peut rapidement s’avérer douloureuse.

L’action se situe la plupart du temps en l’air : Des plafonds superbement peint, des tentures, des tableaux qui dévalent les murs, ds statues hautaines, des moulures dessinées à l’ombre près, des objets précieux posés sur de hautes colonnes – Tout est prétexte à lever le nez.

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