Un matin a Oleron

On s’était quitté, pas fâchés mais pas vraiment amoureux, avec un salut distant, juste un geste de la main à cette île qui ne voulait rien nous dévoiler d’elle.

Alors le matin, sans la réveiller, on a décidé d’aller camper sous ses fenêtres, d’abandonner le sud touristique et ses jolies plages bien orientées pour le nord. Plus rude, moins fréquenté, plus coloré, sentant l’algue et le sel. Peuplé de bancs de brume et de chasseurs à peine cachés par les vignes déjà abandonnées.

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L escapade a Oleron

Puisque la brise est fraîche et que les points de suspension s’enchaînent sans interruption, puisque les mots ne viennent pas vraiment pour dire ce que je ressens, je me console avec des couleurs barbouillées à la hâte, dans ce rab’ d’été qui nous a réchauffé sans rien demander en échange.

C’était en septembre, sur l’île d’Oléron. Le ciel un peu lourd nous accordait une lumière de fin de mois d’août.
Un  peu plus et je plongeais mon nez dans les catalogues de stylos et de cartables.

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La Rochelle quai d’en face

Après la frénésie des grands départs, l’agitation de la ville parait ridicule, hors de propos. Elle est presque vulgaire, plantée là par des sédentaires bruyants, qui ne sentent ni le sel ni le bois.
Mais pas à La Rochelle.

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