Si je vous ai réuni ici aujourd’hui, c’est pour faire appel à vos talents de cliqueurs. Oui, vous allez cliquer ! Deux fois suffiront. Une première sur ce lien-ci ; une seconde sur le petit bouton « Download ».
Et c’est tout ?
Oui c’est tout.
Pourquoi devriez-vous faire ça, me demanderez-vous ? Parce que l’heure qui va suivre le lancement de la première piste des Chimères Exquises devrait être suffisamment dépaysante pour vous donner l’impression de ressortir d’une salle de cinéma. Parce que les textures souples et éthérées rencontrées aux quatres coin de la machine à rêves risquent fort de vous dérouter. Parce que si nocturne qu’il soit, il ne manquera pas de colorer votre journée.
Et parce que j’ai un vrai coup de cœur pour cet artiste, et que je vous le demande, là. Il y a du Grails là dedans, du Ez3kiel un peu aussi. Entre la route de la soie et Neverland, entre l’orient poussiéreux et les troncs noueux (beaucoup de troncs noueux, c’est pour mieux vous perdre).
Tout y est. Les ingrédients, les dosages. La recette a conquis du monde depuis qu’une certaine Amy Lee criait tout ce qu’elle avait sur les guitares sucrées d’Evanescence. De l’intro assourdie au refrain sur-répété, en passant par le break prévisible aux 2/3 de la chanson, mal intégré, comme un cheveu sur la soupe.
Tout y est. Tout ce qui me rebute ou m’ennuie dans le metal aujourd’hui. Tristania a troqué son univers élégant et raffiné, complexe et gothique, contre une pop-metal catchy et moderne. Et dans le clip lui-même, la symbolique du jour qui se change en nuit sur ce petit théâtre oublié, tout ça a déjà été usé jusqu’à la moelle.
Et pourtant, cette chanson passe en boucle depuis hier.
Je n’ai rien entendu de plus efficace ces trois dernières années. Mission accomplie, je suis accro.
Mais si vous voulez comparer, Tristania, avant, c’était ça : Lire la suite »
Ça faisait longtemps, ouaip. Ça faisait longtemps, aussi, que je n’avais plus su où donner de la tête tant les sorties prévues s’amoncellent. Je vais donc mélanger allègrement les genres, sans complexe, sans aucun remord. C’est parti !
Après Ghost Opera qui a fait une bonne centaine de fois le tour de ma platine en deux ans, voici la nouvelle création de Kamelot. La grande question : renouveau du groupe ou redondance fatale ? Moi, tant que Roy Khan est à la barre, je dis que le groupe ne risque pas grand chose. Parce que quand je serai grand, je veux être lui, avec la même classe et la même voix.
La suite, au prochain épisode. Qu’on attend avec grand impatience. Lire la suite »
Je considérais déjà les albums comme des entités à part entière. A l’instar de Victor Frankenstein qui a su insuffler une âme à sa créature, l’artiste met une partie de lui dans chaque création, et lui donne vie. Je touchais ce concept du doigt jusqu’à aujourd’hui ; je l’intègre parfaitement désormais.
Autant être clair dès le début, vous aurez énormément de mal à apprivoiser OtFoN. La bestiole est capricieuse, et les premières minutes seront éprouvantes. On peut qualifier le style de Totakeke de cérébral – rien n’est naturel, oubliez votre confort, chaque seconde la musique et le rythme s’accrochent à vous pour empêcher votre esprit de se reposer. On a tous besoin d’être un peu secoués de temps en temps.
On The First Of November tentera de vous en faire voir de toutes les couleurs, à grands renforts de superposition de couches sonores et de rythmes désarticulés. Elle crachera tout ce qu’elle peut – mécanisme de défense – pour vous faire fuir. Elle tentera même de vous tromper en se détournant par moments pour mieux vous sauter à la gorge quand vous pensez que l’orage est passé.
Je ne suis pas dupe de ce genre de comportement, et si vous êtes patient (et courageux), vous verrez assez vite la beauté qui se cache sous cette petite boule de haine. Lire la suite »