C’est toujours comme ça : On part trouver des bouquins pour les autres et on revient avec plein d’idées pour soi. Impossibles à regretter, ces rencontres hasardeuses et littéraires.

Emma. Un pélican à la con. Une station balnéaire aux États-Unis. Un Allemand qui tourne. Une tribu de hippies crados. Le moral dans les bottes. Une dune qui chante. Cassavetes, Kurosawa et Huey Lewis. Un pressing. Un verre de trop. Une équipe TV. Puis une autre. Richard. Love in Vain. Un requin et un marteau. Un coup de feu. Du sang sur le sable. Une Chevrolet Impala. Le bruit des vagues. L’amour à trois. L’amour tout seul. Une lettre d’amour. La vie qui continue.
En moins bien.
Les périodes fastes succèdent aux périodes creuses… Après « La tour de Tokyo » que j’ai dévoré et adoré, c’est Arnaud le Guilcher qui a débarqué dans ma besace avec « En moins bien« , un roman barré, doux-dingue, gentiment vulgaire et particulièrement drôle.
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Il y a des livres, comme ça, qu’on voit et qu’on veut. « Do not judge a book by its cover », oui oui je sais tout ça, mais je me suis laissé prendre au jeu, rondement mené par Yoz et son univers visuel sombre et vaporeux. Et ma foi, j’en reprendrais bien une louche.
Il s’agit d’un premier roman. Passage difficile à quiconque est habitué au développement d’intrigues sous forme de nouvelles. Décrire un univers est une chose, savoir imbriquer et développer les intrigues sur la longueur pour un rendu suffisamment immersif et profond en est une autre. Ici, le roman est court – certes – trop court – peut-être. J’y reviendrai.
Cygnis nous embarque dans un monde post-apocalyptique. Ici, les humains hibernent en hiver. A leur réveil, ils luttent à la fois contre leurs semblables et contre les robots. Les machines ont construit leur propre civilisation sur les ruines de la nôtre. Je n’en dirai pas plus. Oh non, je ne crains pas de gâcher la suite – simplement, je pense que moins on en dit sur ces petites trouvailles qui jonchent un roman, plus la surprise de découvrir les petits détails est agréable. Et des trouvailles, il y en a, tant dans certains aspects sociologiques que dans les descriptions et les fresques, dépeintes avec grand soin. Des surprises, des paysages, on se laisse porter par l’écriture de Vincent Gessler qui rend justice à son imagination.
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Si écrire peut se faire dans la douleur, lire peut également être une souffrance. Mais je déteste déposer les armes avant d’avoir combattu. « Une exécution ordinaire » aurait pu se vanter de m’être tombé des mains, mais j’ai décidé, têtue comme une mule, que je ne ferai pas ce plaisir à Marc Dugain – L’auteur de cette pénible ascension littéraire.

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