jan 26
#Selenite

A tout passionné du voyage de Darwin, cet ouvrage est indispensable.
Pour les autres, soyez rassurés, il ne s’agit pas d’un recueil scientifique ou naturaliste, mais bien d’un roman de science fiction. Et si la base de son scénario, développé précédemment sur Eon et Eternité, emprunte allègrement aux modèles imaginés par Arthur C. Clarke avec son cylindre Rama, l’idée de ce roman est toute autre, et son atmosphère toute particulière.
Qui n’a pas lu les deux précédents tomes du cycle (un peu à part malgré tout) aura du mal à s’imprégner du l’univers complexe créé par Greg Bear. Mais une fois débarqué sur Lamarckia, tout s’enchaîne, tout s’imbrique, et il est difficile de reposer le livre. Du style descriptif extrêmement précis et coloré aux péripéties du voyage d’Olmy Ap Sennon, tout est prenant, immersif et intelligent.
Lamarckia a été colonisée par un groupe d’humains, abandonnant le but fixé au lancement de la ville-astéroïde, le Chardon, pour revenir à une vie plus simple, loin des conventions et des subtilités de la société moderne (qui nous sera, à nous, ancêtres du XXIe siècle, totalement étrangère), sur une planète proche de la Terre. Mais l’homme s’intègre mal dans ce schéma, et les Ecoï – organismes vastes comme des continents qui peuplent cette planète – semblent curieux de la façon dont sont faits les êtres humains.
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Tags: Bouquinisteries, Littérature étrangère, SF
jan 21
#Lousia

Écrit à deux mains par Mary Ann Shaffer et Annie Barrows et traduit par Aline Azoulay-Pavcon, « Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » est un livre particulier, ce dont on pourrait se douter à la simple lecture de son titre – Un livre que j’aurais aimé lire dans sa langue originale, aussi.

Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. La lettre d’un inconnu, un natif de l’île de Guernesey, va le lui fournir… Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre un monde insoupçonné, délicieusement excentrique, celui d’un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d’une patrouille allemande…
En remettant l’art épistolaire au goût du jour dans un style enlevé, piqué de tournures bien senties et d’un univers suranné à souhait, Mary Ann Shaffer et Annie Barrows rassemblent ici tous les éléments d’un roman qui sort de l’ordinaire. Et il n’est pas étonnant que ce fameux Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates [Se lasse-t-on d'écrire ce non et d'en rouler les syllabes avec satisfaction ?], ait trouvé un large public dès sa sortie début 2009.
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Tags: Bouquinisteries, Littérature étrangère
mai 04
#Lousia

Il n’y a pas eu de Bouquinisteries ici depuis un moment, pour deux raisons majeures. La première, c’est que je suis complètement fauchée, donc que mon libraire préféré n’a pas vu le bout du nez de ma CB depuis au moins 3 semaines ; La seconde, c’est que j’ai fait une overdose. A vrai dire, c’est plutôt le livre de Ken Follett, admirablement baptisé « Un monde sans fin« , qui m’a pesé sur l’estomac et forcé à la diète littéraire.
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Tags: Bouquinisteries, Ken Follet, Littérature étrangère, Roman historique
jan 13
#Lousia

La forme, parfois, a son importance, autant que le fond. Francisco Gonzalez Ledesma est un homme qui sait mettre les formes pour entraîner le lecteur dans les courbures de l’Histoire, et le tenir au chaud, au creux de sa main, pétrifié de curiosité et d’impatience…
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Tags: Bouquinisteries, Francisco Gonzalez Ledesma, Littérature étrangère, Roman historique
déc 09
#Lousia
Que d’hésitations avant de rédiger cette bouquinisterie… Un mois, un mois à voir tourner des images, penser des phrases, en écrire parfois, toujours effacer, y revenir, n’arriver à rien. Un mois de vide littéraire total, sans une seule lecture dans le métro quotidien. L’acte d’amour de James Meek n’était donc pas si anodin…
Il y a des livres qui vous comblent comme un repas de Noël, comme les chocolats à Pâques – On sait qu’on en mange définitivement trop, qu’on sera malade, mais on ne peut pas s’en empêcher. « Un acte d’amour » est de ceux-là, un récit dense, complet, qui tient au corps.
› Synopsis :
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Tags: Bouquinisteries, James Meek, Littérature étrangère, Roman historique