Passe le portique, petit

Au lendemain de l’agression d’un jeune homme de première en plein cours de sports dans un lycée de Thiais (Val-de-Marne), Luc Chatel a décidé de convoquer des «Etats généraux sur la sécurité à l’école».

[...] Concernant le cas de Thiais, le ministre a prôné la «tolérance zéro» et «décidé d’accélérer le plan de sanctuarisation» des établissements scolaires, qui auront tous bénéficié d’un «diagnostic de sécurité avec des préconisations (clôtures, vidéo-protection, filtrages à l’entrée) avant la fin de l’année.

Début février, Chatel avait annoncé que la mise en place des équipes mobiles de sécurité, composées de personnels de l’Education nationale et de policiers ou de gendarmes, serait achevée d’ici au 31 mars.

› « Luc Chatel annonce des Etats généraux de la sécurité à l’école » sur Le Parisien

Chic ! N’oubliez pas d’instaurer des scanners corporels à l’entrée des écoles, histoire que les ados se sentent encore mieux dans leur peau.

La répression comme seule réponse au malaise, c’est une tactique éculée qui n’a jamais vraiment bien marché… <troll> Demandez aux ex-dictateurs, ça n’a jamais duré très longtemps. </troll>

Ce matin, Luc Châtel sur France 2 a clairement montré, en moins de 30 secondes, sa volonté de se référencer en premier sur le terme « Violence à l’école ». Je fais une recherche pour savoir si le gouvernement a acheté de l’AdWords pour la peine, on vous tient au courant.

Amusant. Aujourd’hui le gouvernement propose une solution au problème qu’il a lui-même mis en évidence. A rapprocher des diverses réflexions de Maître Eolas sur la tentation de s’attaquer au problème de la délinquance des mineurs en augmentant les gardes à vue des mômes ?
A lire notamment, ce billet : « 14 ans, en garde à vue en pyjama« .

Je suis ravie, finalement, d’avoir le nez bouché en ce moment, ça m’évite les relents de polémiques crasses de ce genre.

De la norme et de la morale

S’il vous plaît, voulez-vous bien rentrer dans cette case ? Dépêchons je vous prie. Tout le monde y met du sien, vous pouvez y arriver aussi.

Trouvée aujourd’hui, une sale affaire de mœurs entre un pauvre ado paumé de 17 ans, battu de surcroît, et amourachée d’une femme de 20 ans son aînée, et handicapée… Rendez-vous compte.

Une femme handicapée de 36 ans a été condamnée mardi à deux mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Brest pour « soustraction d’enfant », alors qu’elle entretenait depuis plusieurs mois une relation avec un jeune homme de 17 ans en difficultés familiales

Source : Libérennes

On ne le dit pas assez souvent. Le handicap, tout comme l’homosexualité ou la prise régulière de drogues dures, est un mauvais modèle pour l’adolescent qui a besoin de repères solides pour se forger une identité (nationale).

« Laissez-le grandir, a tonné de son côté le procureur de la République, qui a requis six mois avec susis demandant que les deux amoureux ne puissent plus se voir. Tout est trop ambigu dans votre relation. Et puis je n’aime pas que des mineurs aillent chez des gens qu’ils ne connaissent pas! » .

Source : toujours Libérennes

Oui, à 17 ans révolus on est mineur quand ça arrange et « presque majeur » quand il s’agit de responsabilités ou – pourquoi pas ? – de les empêcher de sortir après 20h.

Je vous invite à lire l’article en entier, qui résume parfaitement l’affaire, et surtout les commentaires… N’hésitez pas non plus à ajouter votre pierre à l’édifice, ce pan là de notre mur démocratique me paraissant relativement branlant.

Stendhal ! Lève-toi !

Bon, et après six mois ? Vous croyez vraiment qu’ils ne se verront plus ?

L'alléchant troupeau de vierges

Pierre Bellanger, PDG de SkyrockLu sur le Parisien aujourd’hui :

Le PDG de Skyrock, Pierre Bellanger, a été reconnu coupable lundi d’avoir corrompu une mineure, avec laquelle il avait eu une relation en 1999 et 2000, et condamné à quatre ans d’emprisonnement dont trois ans avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris.

Ses avocats ont immédiatement annoncé leur intention de faire appel, jugeant la condamnation « ahurissante« .

Une peine d’un an avec sursis avait été requise le 6 octobre lors du procès devant la 15e chambre correctionnelle.

L’accusation reprochait à l’homme de radio d’avoir « favorisé la corruption » d’une adolescente de 17 ans avec laquelle il avait une relation, « en l’initiant à diverses formes de sexualité, notamment de groupe, homosexuelle ou sado-masochiste, y compris avec la participation de sa soeur aînée« .

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