Tag : ‘Coup de Coeur’

sept 01

[Chronique] Guilt Machine – On This Perfect Day

#Selenite

Arjen Lucassen a un don. Le don de sublimer le talent de ceux dont il s’entoure. Dernière rencontre en date, Jasper Steverlinck, chanteur de son état. Du reste, on connaît déjà la jolie Lori Linstruth pour son travail chez Stream of Passion, et Chris Maitland pour ses méfaits aux côtés de Steven Wilson pour Porcupine Tree.

Comme toujours (mais plus que jamais), il se place en retrait et orchestre discrètement l’ensemble, laissant toute la place à ses acolytes qui peuvent ainsi s’exprimer librement. Et cette fois-ci, pas d’invités à tout va.

Quant à l’album en lui même… je vais avoir du mal à lui faire honneur. Mais après cinq brouillons avortés, il fallait bien que je me lance une fois pour toutes. Alors voilà, On This Perfect Day est magique. Pas particulièrement impressionnant de virtuosité, pas particulièrement original pour du Lucassen (et là, c’est du pur souche). Juste beau. Parce que sieur Arjen sait taper là où ça fait mal. Lire la suite »

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avr 20

[Chronique] Hacride – Lazarus

#Selenite

uj79ivspfIls sont rares, les albums qui survivent au leak (mise en téléchargement illégal, parfois six mois avant la date de sortie). Lazarus a tenu bon, jusqu’au dernier jour. Et si les gars d’Hacride ne l’avaient pas mis en écoute en ligne l’avant-veille, j’aurais dû attendre sa sortie officielle (je crois que ça ne m’est pas arrivé depuis… dix ans ?).

Je dois aujourd’hui leur rendre justice. J’ai chroniqué Amoeba, leur précédent album, il y a quelques années, en leur donnant une image de gentils bourrins. Là… on est très loin du compte.

Dernier quasi-hors-sujet avant de me lancer dans cette chronique : je n’aime pas qu’on compare un groupe à Opeth. Déjà parce qu’à force, ils vont se vexer si on continue de leur trouver des clones partout ; ensuite, parce que c’est rarement justifié. Et je l’ai lu par endroits concernant Lazarus. Je m’apprêtais à démentir, mais je crois que là, on tient effectivement quelque chose. Pas dans la forme, ni dans le fond d’ailleurs – ça serait peine perdue – mais dans la démarche : une musique claire, variée, labyrinthique, atmosphérique. (Une petite voix au fond de moi crie « Ghost Reveries« ). (Ca, ce n’est pas un petit compliment) Lire la suite »

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avr 09

[Chronique] Steven Wilson – Insurgentes

#Selenite

sw_insurgentesJ’ai mes phases. Et quand j’ai appris que Steven Wilson avait sorti un album solo (longtemps après la bataille), j’étais dans ma phase « que les enceintes vibrent et que les murs tremblent ! »

Donc forcément, ça n’a pas marché.

D’abord le contexte : Steven Wilson est avant tout le leader de Porcupine Tree, groupe auquel je n’ai jamais réussi à accrocher. Mais il est surtout – pour moi – l’homme derrière Blackwater Park, Deliverance et Damnation d’Opeth. Production, chant, piano, ses apparitions sur les albums sont discrètes. Pourtant, on retrouve un peu de ça, par moments.

Insurgentes est un essai, une œuvre plus personnelle. On se demande par moments ce qui se trame dans cette tête là, à vrai dire. Les sentiments semblent au premier abord négatifs, sombres. Et puis on se surprend à découvrir des paysages, le genre d’étendues désertiques qu’on aime voir en photo. Il m’a fallu quatre ou cinq écoutes avant de comprendre que ce n’était pas la tristesse qui motivait ces instruments, mais plutôt la colère et la frustration. Lire la suite »

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jan 15

Agoria at the controls.

#Selenite

Agoria at the controlsQuel est le point commun entre Danton Eeprom

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Bauhaus

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et Findlay Brown ?

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Ils font partie d’un tout, contrairement à ce qu’on peut penser. J’ai eu mes moments de scepticisme à l’écoute de cet album, et ils ont mis quelques temps à disparaître. Lire la suite »

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juil 16

John Digweed – Transitions vol.4

#Selenite

John Digweed - Transitions vol.4 - RenaissanceParfois, on aime. Et on ne sait absolument pas pourquoi. Alors évidemment, on n’est pas censés décortiquer nos goûts et nos couleurs pour en faire des pièces détachées vides de sens, une fois désunies (mais je le fais, tant pis pour moi – tant pis pour la musique, parfois). Parfois, on aime ce qu’on entend, et je suppose qu’il y a là un bout de madeleine caché, un écho lointain de quelque image, elle-même générée par un son entendu il y a des années de ça… et voilà, on se raccroche au souvenir, et on apprécie le son. Pas pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il est à nos yeux oreilles (ça me perdra). Dommage?

Transitions. Le nom est bien choisi – disons justifié. On transitionne (pardonnez le néologisme) d’une piste à l’autre, sans se rendre compte du changement. Il m’a semblé en premier lieu que le découpage était un peu aléatoire. Que nenni! Tout est calculé et maîtrisé.

En fait voilà : on découvre là plusieurs musiques par piste, mixées, superposées parfois. Et d’une piste à l’autre, on change de thème, d’atmosphère, de construction ou d’esprit. De la douce et triste introduction Henry Saiz – From Empty Lands à des sons plus discrets (autant que faire se peut – on n’est définitivement pas dans le démonstratif) enclenchés par Sian – Wear Your Scars Like Medals, on franchit le spectre des goûts musicaux de John Digweed à travers son travail de sélection et de sublimation. Parce qu’il est difficile de savoir quel instrument appartient à telle musique, tant elles sont emmêlées.

Lueurs - by Gëist

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