Onironautique

Voyageons (pour changer, tiens).

Si je vous ai réuni ici aujourd’hui, c’est pour faire appel à vos talents de cliqueurs. Oui, vous allez cliquer ! Deux fois suffiront. Une première sur ce lien-ci ; une seconde sur le petit bouton « Download ».

Et c’est tout ?

Oui c’est tout.

Pourquoi devriez-vous faire ça, me demanderez-vous ? Parce que l’heure qui va suivre le lancement de la première piste des Chimères Exquises devrait être suffisamment dépaysante pour vous donner l’impression de ressortir d’une salle de cinéma. Parce que les textures souples et éthérées rencontrées aux quatres coin de la machine à rêves risquent fort de vous dérouter. Parce que si nocturne qu’il soit, il ne manquera pas de colorer votre journée.

Et parce que j’ai un vrai coup de cœur pour cet artiste, et que je vous le demande, là. Il y a du Grails là dedans, du Ez3kiel un peu aussi. Entre la route de la soie et Neverland, entre l’orient poussiéreux et les troncs noueux (beaucoup de troncs noueux, c’est pour mieux vous perdre).

Ou à mi chemin entre la Terre et la Lune.

[***] Guilt Machine – On This Perfect Day

Arjen Lucassen a un don. Le don de sublimer le talent de ceux dont il s’entoure. Dernière rencontre en date, Jasper Steverlinck, chanteur de son état. Du reste, on connaît déjà la jolie Lori Linstruth pour son travail chez Stream of Passion, et Chris Maitland pour ses méfaits aux côtés de Steven Wilson pour Porcupine Tree.

Comme toujours (mais plus que jamais), il se place en retrait et orchestre discrètement l’ensemble, laissant toute la place à ses acolytes qui peuvent ainsi s’exprimer librement. Et cette fois-ci, pas d’invités à tout va.

Quant à l’album en lui même… je vais avoir du mal à lui faire honneur. Mais après cinq brouillons avortés, il fallait bien que je me lance une fois pour toutes. Alors voilà, On This Perfect Day est magique. Pas particulièrement impressionnant de virtuosité, pas particulièrement original pour du Lucassen (et là, c’est du pur souche). Juste beau. Parce que sieur Arjen sait taper là où ça fait mal. Lire la suite

[***] Hacride – Lazarus

uj79ivspfIls sont rares, les albums qui survivent au leak (mise en téléchargement illégal, parfois six mois avant la date de sortie). Lazarus a tenu bon, jusqu’au dernier jour. Et si les gars d’Hacride ne l’avaient pas mis en écoute en ligne l’avant-veille, j’aurais dû attendre sa sortie officielle (je crois que ça ne m’est pas arrivé depuis… dix ans ?).

Je dois aujourd’hui leur rendre justice. J’ai chroniqué Amoeba, leur précédent album, il y a quelques années, en leur donnant une image de gentils bourrins. Là… on est très loin du compte.

Dernier quasi-hors-sujet avant de me lancer dans cette chronique : je n’aime pas qu’on compare un groupe à Opeth. Déjà parce qu’à force, ils vont se vexer si on continue de leur trouver des clones partout ; ensuite, parce que c’est rarement justifié. Et je l’ai lu par endroits concernant Lazarus. Je m’apprêtais à démentir, mais je crois que là, on tient effectivement quelque chose. Pas dans la forme, ni dans le fond d’ailleurs – ça serait peine perdue – mais dans la démarche : une musique claire, variée, labyrinthique, atmosphérique. (Une petite voix au fond de moi crie « Ghost Reveries« ). (Ca, ce n’est pas un petit compliment) Lire la suite