Tag : ‘Chroniques’

mar 05

[Chronique] Cavernes aériennes

#Selenite

Je commence à me sentir chez moi dans la maison Tympanik. Le label a déjà fait évoluer mes goûts musicaux grâce au sublime Oppidan d’Access To Arasaka, et c’est à Integral que revient la tâche de continuer de travail, et de confirmer l’impact du genre sur les esprits.

Je le fais rarement, considérant qu’un album est un tout dont les pistes ne sont là que pour simplifier l’accès à un endroit ou un autre de l’histoire… mais je vais écrire cette chronique de Rise par Integral piste par piste. Je pense ne rien perdre ce faisant. Tout est construit de manière à maintenir l’auditeur dans une brume sonore colorée.

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Digital Drops démarre lentement. Elle pourra décourager les impatients. Mais on finit vite par comprendre où l’on est, lorsque les rythmes imbriqués, entrecroisés, dialoguent en se faisant la courte échelle pour mieux repartir, pour mieux rebondir. Atmosphère mélancolique, crépusculaire. Nous y sommes. Le retour en arrière semble difficile. Lire la suite »

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fév 16

[Chronique] Journal d’une découverte

#Selenite

Jour 1

Oppidan est un endroit étrange. Plutôt joli, d’ailleurs. A première vue, tous ses recoins se ressemblent, si bien qu’il est difficile de s’y retrouver. Ses méandres m’ont perdu, déjà. Une fois sorti, j’ignore si j’y reviendrai, malgré l’attrait que j’ai pu avoir pour ces reliefs tranchants et secs. Pourtant, tout est cohérent, pensé ; l’architecte des lieux n’a rien d’un manchot, et son habileté à travailler le moindre détail, la moindre texture force le respect. Access To Arasaka est bon, très bon, mais peut-être simplement pas à mon goût.

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Jour 2

J’y suis revenu. J’ignore pourquoi. Sans doute le souvenir de Ruin. A moins que ce ne soit celui de Sylvan Hesh. A vrai dire, la profondeur et l’étrangeté de cet univers baigné de lumière malgré lui me fascine. Les chemins peuvent sembler droits et monotones, mais quelque chose survient, un sursaut, un coup de vent, et tout se met en mouvement (Jody en est l’illustration parfaite).

Je vais rester là quelques jours. Lire la suite »

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fév 02

[Chronique] Treading Through Darkness

#Selenite

Nombreux sont ceux qui se sont essayés au mélange des cultures en musique. Deux solutions pour y parvenir de façon honnête et intelligente : éviter systématiquement les clichés habituels de l’exotisme vu par un occidental, ou bien baigner dans les deux cultures. C’est la seconde solution qui a guidé la main d’Orphaned Land : une carrière et des goûts résolument tournés vers le metal et le rock progressif, et un arrière-plan culturel méditerranéen plus que présent.

Je sais, on ne dit que du bien de ce nouvel album. C’en est énervant. J’aurais aimé dénoter un peu dans le paysage. Mais voilà, The Neverending Way Of Orwarrior est encensé partout.

Probablement parce qu’il est d’une infinie complexité, et que chaque minute porte son lot de découvertes. Le genre de découvertes qui ne se manifestent qu’après une dizaine d’écoutes. Je vous mets au défi de réussir à créer une carte mentale de chaque piste en moins de deux mois (à raison d’une écoute par jour, minimum). Steven Wilson lui-même, qui s’est chargé des parties clavier et de la production de l’album, confesse n’avoir jamais produit d’album aussi complexe.

Parce que l’album est remarquablement bien construit également, de son introduction en forme de préface à sa conclusion aux allures d’explosion finale, précédée de l’immanquable calme avant la tempête. On se surprend à attendre chaque petit interlude – la douce voix de Shlomit Levi près du feu de camp au milieu du désert, un piano perdu au cœur de la Nouvelle Jérusalem -  pour mieux rebondir ensuite. Lire la suite »

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jan 21

[Chronique] Machines & clouds

#Selenite

J’ai découvert mon attirance pour l’IDM (comprenez : Intelligent Dance Music – je ne vois pas ce qu’elle a de dansant, ni d’intelligent d’ailleurs, dans la mesure où il s’agit plus d’émotion que de réflexion) il y a quelques années, grâce à un prêt totalement intéressé (un autre adepte du prosélytisme musical – tremblez, nous sommes légions) de l’album drukqs d’Aphex Twin. Depuis, je n’y étais jamais vraiment retourné.

C’est le label Tympanik, et son lot d’artistes tous plus timbrés les uns que les autres, qui est venu frapper à ma porte. Autant de noms qui chez moi évoquent une musique cérébrale, ambiante et nerveuse à la fois, colorée, travaillée, de la première seconde à la toute dernière minute. Access to Araska et Aphorism, leurs rythmiques sèches et leurs mélodies aériennes,  Keef Baker également, plus tribal mais tout aussi éthéré, sont présents sur Emerging Organisms, troisième du nom. Mon avis sur le second volet avait été positif, mais peut-être trop hétéroclite à mon goût.

Cet essai-là passe clairement la vitesse supérieure. Lire la suite »

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nov 13

[Chronique] Les vipères

#Selenite

Swallow The Sun - New MoonThese Woods Breathe Evil. Si vous ne vous sentez pas l’âme sylvestre, passer votre chemin. Si les bois hivernaux ne vous effraient pas, entrez donc.

Je vais tenter de parler de New Moon sans vous gâcher le plaisir d’imaginer ce que bon vous semble à son écoute. Et c’est très difficile, pour un album aussi visuel. Et si je n’en parlais pas du tout ? Je vais vous laisser l’écouter. Cliquez donc sur la pochette (ou ici, tiens) ! (Deezer powered)

Il n’est pas facile à appréhender, vous serez prévenus. Le métal rebute. « L’impression de nager à contre-courant dans un torrent de vomi ». Pourquoi nager contre quand on peut se laisser porter? Je dois bien admettre que je me complais dans toute cette mélasse rocailleuse. Justement parce que j’y suis tranquille. Un peu seul, parfois (sinon, vous pensez bien que je ne vous ferai rien écouter).

Ah, si, vous aimerez sûrement Falling World, sa voix claire et sa mélodie plus mélancolique qu’agressive. Ou encore New Moon, la bien nommée. Deux portes d’entrées, pas une de plus. Pour les courageux, vous pouvez escalader les murs que sont These Woods Breathe Evil ou Weight Of The Dead, mais je ne serai plus dessous pour vous rattraper. Je suis déjà loin. J’ai absorbé l’album dans son ensemble, et malgré tout je suis loin d’avoir exploré tous ses recoins. J’y avais déjà ma place avant de le connaître, je crois.

Tout ça pour dire…? Ah oui, écoutez-le. Parce que Swallow The Sun étire les minutes et les secondes, noircit le monde alentours pour ne plus laisser dans le champ de vision qu’un tableau maîtrisé et ouvragé, travaillé, tissé avec délicatesse et précision.

Ne vous laissez pas effrayer par la trame brumeuse qui le recouvre, plongez. Et ressortez quand bon vous semble. Mais je vous préviens : le moindre détail, la moindre étincelle qui attirera votre regard sera fatale. Et vous y reviendrez.

Acheter New Moon, c’est par ici, sur la boutique officielle de Swallow the Sun
Ecouter New moon sur Deezer, c’est par là.

J’y retourne, on se retrouve là bas ?

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