Holga – le malaise de l’authentique

En triant pour scanner des centaines de photos prises cette année en argentique, je suis retombée sur une pochette oubliée, à dessein. 12 photos au format carré, héritage d’un Holga qui, cette fois, avait décidé de me laisser photographier correctement. Et pas à l’envers, comme les 3/4 du temps.

Je ne suis pas très douée en appareils photo vieillots, quand la pellicule m’est inconnue. Je gâche plus que je déclenche. Mais sur celle-ci, les 12 étaient nettes – comme peut l’être du Holga, s’entend -, pas mal cadrées, bien exposées, et aucune ne chevauchait la suivante.
Probablement parce que je commence à prendre l’habitude d’être exigeante à outrance avec une pellicule. Il n’y a pas meilleure école que l’argentique : pellicules et développement très cher, frustration de l’attente, fenêtre fermée sur ce que l’on photographie… autant ne pas rajouter « photo ratée » à la liste.

Bref. Nous en étions à ces 12 fameuses photos en Holga, réussies techniquement.
Elles me laissent un goût amer.

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Jerry N. Uelsmann, photographe surréaliste

« Encore du surréalisme ? » Semble-t-il. Mais c’est par le biais de la photographie, cette fois, que Jerry Uelsmann nous propose sa relecture des classiques.

Jerry Uelsmann a commencé dans les années 60 à découper des négatifs, à les superposer, et à recréer des tirages montés à partir de ces différents éléments. Les thèmes ne sont pas nouveaux, les idées non plus, mais la réalisation et le matériau donne une atmosphère particulière aux clichés.

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Les yeux vairons

Deux choix – Deux visages. Deux façons de voir le monde, l’un en frontal et en couleurs, et l’autre, protégées derrière un viseur noirci et une optique griffée. La photo comme manière de prendre du recul, toujours.

C’est donc une balade un peu spéciale que je vous propose aujourd’hui, sobre, je pense, sans retouche aucune – La grande aventure de l’argentique, enfin. Une 36 poses dans le ventre et des papillons, aussi, avec la frustration intense du manque qui génère un plaisir inégalable quand l’on déclenche, enfin.

Embarquons, voulez-vous ?

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