Bas Princen : Architecture et photographie
Au 1er étage de l’Institut néerlandais, juste après avoir découvert l’univers d’Ellen Kooi, c’est avec Bas Princen que nous avons rapidement fait connaissance.
Avec lui, et avec ces immenses photographies au point de vue documentaire et distant sur des constructions étranges, des villes de briques et de pierre presque dévastées, des chantiers gigantesques et inhabités, contre-sens des ruines.
Bas Princen photographie avec la curiosité méticuleuse d’un biologiste disséquant un insecte d’apparence banale. Tout est dans la circonspection du geste.
Architecte et photographe hollandais, Bas Princen (1975) fonde en 2000 le TJJLP Designers à Rotterdam après des études à l’Académie de Design d’Eindhoven et au Berlage Institute. Son travail photographique est régulièrement exposé : à ArchiLab à Orléans (2001, 2004), à la Biennale de Venise (2004), au NAI à Rotterdam (expositions monographiques en 2003 et 2007) ainsi qu’au Museum of Contemporary Photography en 2008 dans l’exposition Building Pictures. Ses images ont illustré de nombreuses publications dont Definite Infinite sur le travail des architectes autrichiens Riegler et Riewe ; Mutations (2001). Auteur de l’ouvrage Artificial Arcadia (2004), il participe au projet « Shrinking Cities International Research » organisé par Philipp Oswalt. Il collabore régulièrement avec l’artiste Milica Topalovic, avec lequel il a remporté le Prix de Rome, prix néerlandais d’architecture, en 2006.
(Source)
(Photos trouvées ici)
Il y a un décalage parfois perturbant entre le bâtiment et la vie qui l’entoure – Ou l’absence totale de vie. On reste longtemps devant ces paysages modernes, parfois lugubres, souvent d’une sobriété déconcertante ; Et finalement, on a terriblement envie de rentrer dans ces tableaux pour contourner la brique ou le métal, et aller voir ce qu’il y a… Dans l’autre dimension.










