
Jouons à un jeu. Qu’est-ce qui d’après vous, sur cette pochette de disque, pourrait être à ce point gênante qu’elle serait interdite d’affichage dans le métro londonien ?
« Ils n’autorisent rien dans le métro qui ressemble de près ou de loin à du street art. Ils voulaient que nous retirions les coulures et autres gribouillis afin que ça ne donne plus l’impression que c’était peint à la bombe, ce qui est complètement ridicule. C’est la censure la plus absurde que j’ai jamais vue. »
Source : Allcity’s Graffiti Blog
Oui oui. TFL, en charge de la communication du London Tube, a censuré cette image. Une version WTF des censures de cigarettes sur les affiches parisiennes, en quelque sorte.
Ça m’a donné envie de le réécouter, tiens.
Actuellement, les lycéens étudient le chapitre intitulé « La Méditerranée au XIIe siècle : carrefour des civilisations » qui traite des « espaces de l’Occident chrétien, de l’Empire byzantin et du monde musulman » et des « différents contacts entre ces trois civilisations : guerres, échanges commerciaux, influences culturelles ».
Si les nouveaux programmes sont adoptés en septembre prochain, le chapitre deviendra : » La civilisation rurale dans l’Occident chrétien médiéval, du IXe au XIIIe siècle ».
Source : Nouvel Obs
C’en devient tellement flagrant. Faire oublier à nos chères têtes blondes (si si blondes, j’insiste) la richesse d’une culture entière pour mieux lui mettre sous les yeux ses déviances actuelles. C’en devient tellement flagrant que j’ai l’impression d’enfoncer des portes ouvertes.
Pourtant, tout ça risque bien de porter ses fruits.
Attendons que la nouvelle soit plus qu’une « information avancée par ». Mais ne laissons pas ça de côté, voulez-vous ?
Alors que des millions de salariés passent de plus en plus de temps dans des transports en commun saturés ou bringuebalants, pour atteindre qui La Défense, qui une lointaine commune de Seine-et-Marne, la plupart des chefs d’entreprise, eux, considèrent toujours que ce stress-là relève de la vie privée de leurs salariés.
« Or c’est bien pour arriver au travail que les gens s’imposent ce parcours du combattant », souligne le sociologue Gérard Rimbert, qui a dirigé cette enquête. Les élus locaux ou régionaux, eux, inaugurent souvent telle ou telle zone d’activités en fanfare, sans se poser la question de : « comment arriver jusqu’ici ? ».
» « La galère des transports mine la santé de millions de salariés » sur LeParisien.fr
Personnellement, je pense que les transports en commun sont l’un des vecteurs les plus importants de l’agressivité urbaine.
Le trajet en métro me rend agressive, nerveuse, facilement irritable et fort peu dans l’amour de mon prochain. Puanteur, promiscuité, boyaux sans lumière, trajets étirés par d’inévitables incidents de parcours, usagers toujours plus nombreux…
Je n’ose imaginer le calvaire de ceux qui prennent des RER lors des grèves, des pannes, des conditions de circulation difficile, ceux qui travaillent le weekend quand il y a moins de transport, etc…