La ville est en guerre. Des tranchées peuplées de petits hommes dans les tons orange, qui s’évertuent à pelleter la poussière, grignoter la route, atteindre le trottoir. Des barricades contre lesquelles les trams et les bus abandonnent, et se replient en crissant de rage. Des piétons avalés par les fissures dans les pavés, mètre par mètre, cheville après genou. Le centre-ville est en guerre.
Je ne suis pas du genre pacifiste, mais ce combat ne m’intéresse pas. Je prends les chemins de traverse. J’ai des dizaines de chemins possibles, ici ; le plaisir et le confort absolu d’aller de chez soi travailler, à pieds. 20, 30 minutes de différence et toujours quelque chose à voir ; un autre point de vue.
On devrait tous pouvoir aller travailler à pieds. Dans n’importe quelle ville.
(Photos prises à Nantes ce matin, donc.)







Nice ! (bon à part le vélo)
Le vélo c’était juste pour les couleurs, j’avoue.