
Après la frénésie des grands départs, l’agitation de la ville parait ridicule, hors de propos. Elle est presque vulgaire, plantée là par des sédentaires bruyants, qui ne sentent ni le sel ni le bois.
Mais pas à La Rochelle.


Il y a toujours cette agitation un peu étrange, de centre animé le long des terrasses à l’ombre, devant les vitrines où se pressent, en grappes, des badauds à l’odeur sucrée de terriens en goguette – mais la ville a le coeur en mer, les tripes au large, les oreilles pleines des cris stridents des mouettes, des cornes des bateaux et des claquements des drisses.

C’est une jolie ville pour qui aime ce mélange de soleil et de mer. Une ville reposante, chaleureuse, sèche comme un coin de dune, blanche comme un vieux mur un peu lépreux que l’on aura jamais envie de repeindre. Une très jolie ville pour attendre les grands départs.


Je viens de chez fleurdementhe, j’adore la Rochelle et ces photos sont très belles! ;o)