Santiago Caruso est du genre désespérant. Né en 1982 (je te laisse faire le calcul), peintre surréaliste, illustrateur, il officie principalement dans la couverture de romans, notamment « The Dunwich Horror » par H. P. Lovecraft. Quand on voit ça, on se demande ce qu’on a fait ces dernières années. Mais passons.
Ou plutôt admirons.
Les thèmes abordés pourront ne pas plaire à tout le monde, certes. Le surréalisme a pris l’habitude, dans l’inconscient collectif tout du moins, de faire la part belle aux couleurs et à la lumière. Je découvre ce coin d’obscurité avec grand plaisir.
Le noir n’est pas mis à l’honneur. Pourtant, l’univers dépeint reste obstinément sombre. Et varié. De quoi se perdre dans chaque toile et rester longuement devant.
Pas forcément pour chercher le moindre petit détail. Plutôt pour s’en imprégner.



