Oostende, station balnéraire

Je connais relativement peu de stations balnéraires nordiques, mais Oostende ressemble à l’idée que je m’en faisais.
Un centre-ville presque typique entouré de villas années 30, où l’on imagine très bien la bonne société venant prendre l’air près de ces côtes interminables. Des rues et des rues de boutiques, comme un vaste centre commercial à ciel ouvert. Et un front de mer complètement bétonné depuis les années 60 ou 70, d’abord à la soviétique avec d’impressionnantes barres d’immeubles – Puis avec des structures vaguement inspirées d’architectures plus locales, presque toujours aussi hautes.

Il y a beaucoup de monde, encore, pour ce premier weekend de septembre – Mais relativement peu dans les cafés et les restaurants. Oostende commence à s’endormir après la saison estivale.

Ici, rien ne ressemble à ce que j’aime quand je pense à la mer. Il n’y ni côtes découpées, ni granite, ni plages de sables fin ; Pas de petits ports de pêche, pas d’animation locale. Pas de vieilles pierres ou de maisons de pêcheurs, pas de tracés côtiers sinueux où se balader nez au vent.
Rien d’autre que ces immenses barres d’immeubles, comme des paquebots gigantesques échoués sur une côte inhospitalière.

Tellement étrange, comme atmosphère. Accueillante, foncièrement différente, et presque reposante.
Il y a quelque chose d’obsolète, à Oostende…

On prend le vent de face, on s’emmêle les cheveux et on se réfugie dans un salon de thé coquet, attablés devant un chocolat chaud réparateur.

(Le fameux Donald Duck pédophile, devant un magasin de bonbons…)

On ne sait pas trop ce qu’on va en retenir, mais on sait qu’on a bien fait de venir.

3 Comments

  1. Dieu que c’est laid…
    T’enleve la mer et tu te suicides.
    Y’en a deux que je kiffe bien, la premiere follement vintage, et la « haie » en perspective pour le minimaliste de cette corde dans l’angle qui atteint mon gorge dans ma lancee vers cette magnifique et post moderne barge-grue.

  2. T’enleveS
    mA gorge

    #siestebordel

  3. C’est pas laid. C’est concept.

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