Brûlots et bulots
Au fond, c’est un peu ça, la question. Faut-il tenter de s’échapper au risque de ne plus pouvoir faire demi-tour ? Ou rester sagement attendre que les flammes nous encerclent ?
Le genre de questions qui n’appelle jamais de réponse, parce qu’il n’y en a pas qu’une seule – Et que de toute manière, chacun est bien trop occupé à tenter d’y répondre pour lui-même.
Le genre d’interrogations inutiles de fin du monde. Comme les soubresauts mécaniques d’une bête en pleine agonie, s’agitant par réflexe.
La Russie brûle. Le reste du monde s’en fout un peu. Quelques paysans pauvres de plus ou de moins… Au moins, les tsunamis, ça embarque des touristes occidentaux, c’est beaucoup plus médiatique ; A Haïti, ce sont des pauvres d’accord, mais aussi un formidable réservoir à adoption. Et puis comme catastrophe naturelle en France cette année, on a eu la coupe du monde, c’est bien assez traumatisant pour ne pas en remette une couche.
Alors les russes et les questions existentielles…





J’avais envie de commenter pis finalement tu dois savoir ce que j’en pense des choix de traitement médiatiques…
impressionnante cette vidéo, j’étais passé a coté.
Je dois sûrement avoir le même avis qu’Ivanoff.
Mais, cette vidéo… Je me suis décontenancée. J’ai du mal à imaginer ça en France. Je n’ai pas pensé à ce que je ferais (car j’aurais simplement été prétrifiée), mais je cherche à comprendre comme on peut continuer à circuler comme si de rien n’était. C’est trop bizarre. Vraiment.
@Ivanoff :: Oui, je sais ^^ L’important, c’est de ne pas tomber dans l’excès inverse, et crier à la manipulation médiatique dès qu’un sujet est traité.
Tentant, je l’avoue !
La vidéo m’a fait l’effet d’un documentaire Arte, façon fin possible du monde. Quelque chose d’irréel bien réel, déroutant.
@Gachoue :: Le feu, les coulées de boue, les inondations, pourtant tout ça peut arriver en France… Et est arrivé, d’ailleurs. Ne serait-ce que cette année.
Nous ne sommes à l’abri de rien, et nous sommes désespérément fragiles, seuls. Mieux vaut ne pas l’oublier…
Il y a méprise. Je ne voulais pas parler des catastrophes mais de la façon de l’appréhender !
» D’ailleurs, les injures et les coups, ça ne les atteint pas, les Russes. Ils sont comme ça. Les Russes, on se demande bien ce qui pourrait les atteindre. Ils font leurs pas. Ils font leurs gestes. Mais ils ne sont plus de ce côté-là des choses. Ils flottent avec une lenteur surnaturelle dans un univers spectral. Et c’est eux, ces vivants, qui font qu’on pense à la mort. Pas les morts. »
relire Hyvernaud… réécouter Sergio…