Tout feu tout flamme
Ça m’a un peu perturbé, ce 14 juillet. Le réveil en fanfare avec des avions de chasse au-dessus de la tête, l’impression d’une guerre imminente, le ciel bouché, les trombes d’eau, l’orage. Une journée qui n’a pas envie d’être draguée, qui est en colère, de mauvais poil dès le matin. Ça commençait bien, dans cette ambiance mégère.
14 Juillet // National obsession
Forcément, à partir de midi, tout était fermé. Plus rien à manger.
Chacun s’était calfeutré chez soi, devant la télé à regarder des playmobils aux traits sévères défiler de la flotte plein les bottes. On commentait leurs grandes oreilles et leurs nez cassés en rigolant, pour mieux oublier qu’on aurait préféré embrasser le Croque-Mitaine plutôt que d’en rencontrer un dans une ruelle. Les citoyens ordinaires et les gabarits médiocres sont revanchards, avouons-le. Enfin moi, un peu.
Le 14 Juillet, d’habitude, est un jour ordinaire.
La seule différence est qu’on passe la soirée sur la plage, pas loin d’un énorme feu de joie. Avec des gamins qui balancent des algues dans les flammes, pour voir si en brûlant elles vont faire crever les quelques spectateurs aux profils équins égarés sur le sable. Quelques heures avec un sandwich, à regarder les étoiles le cul dans le sable de plus en plus froid. Jusqu’à ce que le soleil se couche, que le feu s’éteigne et que le barman au-dessus ne fasse plus de ristourne sur le verre.
Alors, les avions, bon, quand ils ne trainent aucun message publicitaire…
Au lieu de préparer ma tenue pour cette soirée extraordinaire, donc – Jean, t-shirt, chaussures 10 ans d’âge – et de préparer le trajet afin d’éviter tous les bals populaires et le gavage de jeunes filles à la merguez-frites parce qu’elles sont toutes anorexiques à leurs âges, ce fameux 14 Juillet, je larvais comme une oie farcie, comme tous les autres, après avoir couru le marathon, enfin, fait la poussière.
Le poisson rouge zigzaguait entre les tas d’algues vertes et moi, je m’apprêtais à laisser les clés de mon appartement à un truc en sucre qui ne vient que par amour pour le ficus de la voisine.
C’était un jour étrange.
A ne pas sortir un lys dehors.







Moi j’ai pris des coups de soleil sur le lac d’aiguebelette (près de Chambéry) et j’étais pas mal la bas
loin du 14 juillet, des bottes militaires des pseudos débats autour de la garden party (et de celles sponsorisées par Ricard dans les ambassades)…
Seul rappel, la nuit passé a subir les pétards au retour a Lyon…
Réveillée à 8h du mat’ par des vieux qui trouvaient très Feng Shui de venir discuter bruyamment sous ma fenêtre. Puis, détrempée par la pluie parce que forcément il y a moins de bus les jours fériés et qu’un parapluie sert pas à grand chose quand le vent s’en mêle. Et enfin terminer sa journée en apothéose en posant du lino dans sa cuisine jusqu’à 1h du mat’. Hum, c’était bien la fête, ma fête
@Ivanoff :: Pas mal…
Pas de feu d’artifice pour nous, juste le bruit. Ça m’allait très bien !
@Val’ :: Je suis battue à plates coutures… !
Fuir Paris pour un pic nique en vallée de Chevreuse
Partir quand même malgré la météo il faisait pas si moche
S’entêter malgré les trombes qui descendent, on va bien trouver un abris ou il y aura une accalmie
Déclarer forfait et pic niquer en intérieur…
Mais au global très bonne journée, oublié le 14 juillet
On est quand même de sacré patriotes
On fuit tous la célébration de la fête nationale quand même !
Ah non Ivanoff je ne te permets pas
J’avais du vrai (pas de supermarché) camembert et de la baguette tout de même, ainsi qu’une bonne bouteille de Gigondas rosé.
Si ça ce n’est pas célébrer dignement…
euh…
Heureusement qu’on n’attend pas le 14 juillet pour faire ce genre d’apéros