[***] La tour de Tokyo – Lily Franky
Je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai choisi « La Tour de Tokyo » comme une évidence parmi les monceaux de livres de La Manœuvre. Pour la photo de la couverture, probablement, parce que Tokyo, parce que son sous-titre m’a interpelé : « Maman, moi, et papa de temps en temps« . J’ai pris, et je me suis laissé prendre, jusqu’à retenir ma respiration dans les dernières pages.
Difficile de le décrire, ce livre. J’ai peur de ne pas suffisamment lui rendre hommage.
C’est une autobiographie qui n’en est pas vraiment une ; C’est la vie des autres – D’une autre, en particulier -, vu par les yeux d’un seul homme qui ne se raconte pas beaucoup, finalement. C’est une biographie d’une vie de famille autopsiée, partielle, une étude sur les regards que l’on porte, ceux qu’on reçoit, et ceux qui nous transportent.
Lily Franky, ou plutôt Nakagawa Masaya, est à la fois écrivain et acteur, illustrateur et musicien, artiste en tout cas. Ce livre, c’est lui, l’histoire de sa vie depuis le début, jusqu’à une autre fin ; L’histoire d’une famille peu ordinaire dans le Japon des années 70 à nos jours, de ses années de galère, de ses sentiments pour les autres, de cette attirance pour la capitale – Pour la fameuse tour de Tokyo comme point de repère aveuglant et lointain.
(via)
C’est un récit bourré de petites leçons de vie, poignantes et fidèles, où chacun pourra se reconnaitre ; Un livre où l’on rit beaucoup, et que l’on finit en pleurant. Ce n’est pas un livre que l’on explique, ou l’on doit argumenter pour convaincre d’y prêter attention ; C’est un cadeau un peu magique et plein d’émotions, serti dans une langue efficace et douce, cinglante et terriblement drôle, précise, imagée, poétique, calligraphique – Superbe. Un énorme travail de traduction réalisé par Patrick Honnoré.
A lire absolument.
» « La Tour de Tokyo – Maman, moi, et papa de temps en temps » de Lily Franky, publié en mars 2010 aux très belles éditions Philippe Picquier spécialisées dans la littérature asiatique ; 410 pages, 21€.







Hum. Ça donne envie. Merci
Pareil, je le prendrai pour lire sous le soleil (pluie) du Vietnam.
D’autant plus que je suis fan de littérature chinoise et japonaise.
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