avr 29

[**] Blind book : Etrusques

#Lousia

« Ça te dit de lire un bouquin sans en connaitre l’auteur ? »
Comment dire, bien sûr. D’une parce que j’aime (un peu) lire, et de tout, surtout l’étiquette du nutella le matin. De deux, parce que de toute manière je ne retiens jamais le nom des auteurs et que je ne lis pas un livre pour la tête de sa plume. De toute façon, je préfère éviter de mettre des visages sur les écrivains, je suis toujours cruellement déçue.
Donc. Un Blind book, que ça s’appelle, et celui-là répondant au doux nom d’ Etrusques, il a fini au fond de mon lit. J’ai toujours été une lectrice facile.

Facile, certes, mais je suis particulièrement intransigeante sur la qualité d’une partie de pages en l’air. Et je déteste avoir l’impression de perdre mon temps.
« Etrusques » a réalisé une performance honorable : Je ne me suis pas demandé si j’avais oublié d’éteindre les plaques électriques, je n’ai pas pensé une seule fois à l’éventualité qu’il n’y ait plus de sacs poubelles, mais je n’ai pas loupé de station de métro en pleine extase littéraire non plus.

Mais reprenons plus sérieusement voulez-vous.

» Kézako, « Etrusques » ?
C’est un thriller, nous dit-on sur la couverture. Une histoire étrange basée sur un meurtre, et puis deux, qui s’enchainent, se découvrent, se lient et ne se lâchent plus. Une histoire de famille et de sang, une recherche d’identité, une théorie du complot sauce franco-française, un soupçon d’histoire comme fondations et une pincée d’étrange pour pimenter le tout.

Je n’aime pas les plats compliqués. En partant sur des bases simples et un mélange d’ingrédients sans trop de chichis, la mixture à le bon goût d’éviter d’être indigeste. L’ensemble est plutôt bien ficelé, ne manque pas de sel, mais on regrettera de ne pas finir sur une note poivrée qui relèverait le tout.

Ce n’est pas un livre désagréable à lire, bien au contraire. L’ensemble est cohérent et plutôt bien amené malgré quelques maladresses. Les quelques lenteurs du débuts et les hésitations d’un auteur qui se tâte à attaquer franchement, s’oublient relativement vite – Et plonger dans la trame de l’histoire n’est ni difficile, ni désagréable.

» Que manque-t-il à ce roman ?
Quelque chose de plus personnel, peut-être, l’attachement aux personnages, le travail sur les personnalités ; Une distance, peut-être une retenue… Il manque surtout une fin qui ne soit pas amenée trop vite, comme si l’on voulait s’en débarrasser, précipiter la chute, abandonner le poids d’un personnage qui devient trop encombrant, trop empathique. Dommage… Mais pas insurmontable.

« Etrusques » n’est pas un thriller, à mon sens : Il manque de rythme, de souffle et de cette pointe de terreur pour prétendre à ce titre convoité. Mais c’est un bon policier, qui tient ses promesses.

C’est un roman qui, je pense, trouvera son public ; A l’auteur de prendre plus de risques la prochaine fois, d’accepter de se mettre en danger, et sur la force de l’écriture et sur la densité des personnages. Il ne manque pas grand chose.

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On m’a demandé de mettre une note. Bon. D’habitude je mets des petites étoiles, sur 3 ; Parce que ça reste évasif, et simplement une indication personnelle. Là, j’en aurais mis deux.
Mais puisqu’il faut jouer le jeu, je dirais sans trop me mouiller que ce roman mérite un bon 7,5 sur 10. Parce que je ne me suis pas ennuyée du tout ; Et pour la marge de progression possible.

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Merci à Influence Digitale et surtout à la maison d’édition « Les Nouveaux Auteurs » pour la découverte… On reparlera un peu plus avant de la démarche et des enjeux de ce nouveau marché, d’ailleurs, quand le nom de l’auteur-mystère sera dévoilé au grand jour…

Curieux ?

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  1. Etrusques – triple X | The Stage Door dit :

    [...] Une autre bonne critique par Lousia. [...]

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