Sensibilité exacerbée et entretenue
Je me souviens d’un article, lu en diagonale dans un train dans un magazine qui n’avait rien à voir, rassurez-vous, avec la presse féminine ; L’auteur de ces quelques lignes, de cette demi-page, avait écrit en une phrase que le corps ne naissait pas sensible, mais que les caresses l’éduquait à la sensibilité. Le toucher devait être une notion à acquérir, du moins en partie. Et cette idée est restée gravée quelque part dans un coin de ma mémoire.
Slap in the face by Jedys
Les caresses comme les blessures nous éduquent le corps. Et l’esprit ? Il ne demande que sa ration de découvertes pour faire de même. Comme le goût, la souffrance de l’amertume, l’apprentissage de la différence entre les saveurs et les consistances étranges, le voyage gustatif vers d’autres cultures – Ou la langue malheureuse du petit dernier qui goûte à n’importe quoi, souvent à ses dépends.
Découvrir. Rechercher. S’acharner à voir, écouter, parcourir en tout sens les étranges couloirs de la création. Et soudain prendre la Claque – Celle qui va te dégommer les globes oculaires.
Et prendre de plus en plus de claques.
Se découvrir de nouvelles sensibilités.
Y devenir totalement accro.
Au détour de mes recherches sur le traditionnel récap’ des expo photos du weekend, mon cœur a marqué un arrêt, soudain, avant de repartir de plus belle. Un coup de cœur ou un coup au cœur, qu’importe, les clichés miniaturisés et de mauvaise qualité entr’aperçus sur un moteur de recherche d’images m’ont envoyé des ondes que j’ai pris en pleine face. Ceux de Mimmo Jodice bien sûr…
Pas comme une révélation, mais comme un de ces visages qui soudain vous disent quelque chose dans la rue, un de ces personnages à qui je vais inventer une histoire parce que j’ai ressenti, soudain, des sentiments pour lui. Sans aucune grandiloquence. Avec juste le plaisir de ressentir.
Vivement l’expo.
Vivement d’autres claques.
Je tends l’autre joue avec obstination et émerveillement.
…
Tiens, amusant. J’ai écrit ce bout de texte rapidement hier, parce que l’image m’avait frappé ; Et aujourd’hui, alors que je voulais aller voir l’exposition sur Turner et ses peintres, nous avons échoué au Grand Palais aussi mais… à Art Paris.
Art Paris le 20.03.10
On prend les mêmes et on recommence : L’année dernière, cette exposition m’aurait fait rire aux larmes, là, en faisant le tri j’y ai découvert des choses qui m’ont interpellé, et l’oeil, et le neurone.
Rassurez-vous, nous n’en sommes cela dit toujours pas au point de nous extasier devant un escalier Casto enrobé de scotch pour figurer une quelconque métaphore scatologique (*)…
(*) Ceux qui ont déjà parlé d’Art contemporain avec Selenite comprendront…
Conclusion : Il ne faut jamais cesser d’apprendre à soi-même, et aux autres.







Rien n’est jamais acquis…C’est d’ailleurs pour ça que j’aime venir fouiner du côté de chez vous.
Je ne vais pas faire de chichi, souvent je me prends au jeu de cliquer sur des liens en référence à un de tes/vos billets, alors qu’à la base et certainement de moi-même, je ne m’y serais pas forcément intéressée (pas par manque d’envie). Du coup j’apprend pleins de choses, j’ouvre quelques lucarnes sur des terres inconnues, alors rien que pour ça , merci de la gifle : )
@Julie :: Merci infiniment. ^^
Et puis c’est bien que ça se passe comme ça, parce que d’ouvrir ce blog, ça nous ouvre tous les jours l’esprit un peu plus, aussi.
Et que ça marche dans les deux sens, moi ça me botte !