One shot

J’entasse les brouillons de projets comme des tas d’embryons sur mes étagères. Rien à faire, finalement, la déco ne change pas et moi non plus ; Poussière, toiles d’araignées et visites champêtres s’entassent en monceaux d’ouvrages abandonnés dans une bibliothèque bancale. Et je crois, finalement, que j’en aime le son creux, le vide absolu planqué dans les nids à poussière et le bordel ambiant qui défile sur le papier peint qui se débine.

La période est au One shot, à l’opportunisme de dernière minute ; Les plans sur le long terme  m’ennuient et je les balance loin, toujours plus loin, au surlendemain. Il fait beau dehors, j’irais bien conter fleurette le long des trottoirs, l’œil en bandoulière – Rien ne m’ennuie davantage que le soleil qui s’acharne à me narguer sur un balcon, en face.

One shot. Le petit plus, le truc qui se balade, le machin qu’on attrape nonchalamment comme le rhume en Avril. Rien de sérieux, une passade, une œillade, une toquade. Rien que du léger et de l’éphémère.

Rien que du débile.

Lousia
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2 reponses a “One shot”

  1. Viinz dit :

    Sympa pour moi :P

    Je suis un peu dans le même état d’esprit. Pas envie de construire des projets, des trucs longs, lourds, durs à faire… mais j’ai toujours eu l’âme d’un grand fainéant, ceci explique peut être cela.

  2. Lousia dit :

    Teuh teuh teuh ou je te refais le portrait.
    Moi, j’ai plein de projets, mais comme je n’arrive à rien, je papillonne ailleurs.
    Résultat, rien n’avance.
    Quelle glande.

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