Figurante
Ça te colle à la peau, tu sens le chien mouillé ; Avec tes yeux battus de labrador en cage et ta coiffure de cocker mal peigné, c’est le bestiaire canin que tu réinventes planquée sous cette porte cochère. Tu cherches du regard le prochain abri à atteindre, des mètres et des mètres plus loin, l’antre chaleureuse d’un métro, le souffle du chauffage aux portes des grands magasins. Le téléphone à la main, je m’amuse à filmer ta frange de gamine qui doucement se ratatine.
February Rain by Andreapun
Tu frises, ma caille.
J’en ferai un stop motion de tous les sentiments qui dégoulinent du haut de ton front jusqu’aux sillons de tes babines ; De toutes ces impressions qui glissent et ne pénètrent jamais, comme ton petit jeu d’allumeuse et tes jupes trop courtes où aucune main n’a jamais le droit de s’égarer. J’en ferai le film de ta vie entière, de ta silhouette collée contre cette fichue porte cochère et du mouvement lascif de tes mains qui tirent sur ton pull, fourragent dans tes mèches, et encore, et encore. J’en ai pour des heures et des heures, à regarder en boucle le film de ta vie en boite.
J’aiguise mes dents sur l’image que tu me donnes éperdument, de l’autre côté de la rue. Je ne cache pas le regard que tu espionnes sous ta frange, et je vois les mouvements lascifs de tes mains dans tes cheveux, de tes lèvres que tu mords. Bouge, un peu, des hanches… J’ai le film de ta vie à monter, n’oublie pas. Bouge.
B-rain by Nikosalpha
Miroirs déformants, je me fiche de ce que tu vois de moi pourvu que ça serve mon art. Voyeur, menteur, tourmenteur, continue à réfléchir à mon cas. J’ai besoin des rideaux de tes impressions qui glissent, de ces gouttes en points de suspensions qui révèlent les formes de ton corps. J’ai besoin de matière, avant que le jour ne tombe et qu’un bus passe en trombe jouer la scène finale.
Continue à croire que tu mènes le jeu, ma douce, et bouge tes mains, tes hanches, ta bouche. Sers mon projet phare. Ne crains rien, c’est un scénario à ta portée, une histoire sans paroles.







très jolie demoiselle
lousia tu devrais cartonner en terme de visites car ce shorty
un vrai concours de tee shirt mouillé
J’ai pensé me mettre dans le shorty aussi, mais je me suis dit que ça cliquerait moins.
[...] aujourd’hui c’est là. Merci Louisia pour cet « exercice de style » aux mots et aux photos si bien [...]
« Tu frises, ma caille. ».. Il faut que j’arrive à la ressortir celle-là, j’adore :’-)
Si tu arrives à le caser dans un diner mondain, n’oublie pas de filmer hein…
Tu es sans pitié mais c’est tellement bon et bien fait qu’on en redemande.
Moi ? Mais je ne suis qu’amour.
..Et psychée ^^
Oui, ce portrait est tiré avec amour, il n’y a pas de doute…
Mais amour pour l’écriture, pas pour le sujet hein ?