Brutalités ordinaires
Le bruit m’insupporte. Les voix criardes, ceux qui hurlent au téléphone, les conversations que l’on se balance d’un bout à l’autre de la pièce. J’accepte les dommages collatéraux d’une cohabitation forcée dans ce fameux open space pour lequel je n’ai qu’un mépris infini – Je n’ai pas le choix.
Asylum 5 by GreenDayAddict
Alors, faisons preuve de diplomatie avec nos aimables colocataires, qui souffrent également de mon vilain caractère.
Seulement, mon caractère est probablement vilain, mais surtout muet.
Et il ne s’accommode pas du tout des vagissements de mes congénères, lesquels semblent avoir oublié les règles élémentaires du savoir-vivre ensemble.
En somme ?
Je vais les buter.
Banshee by Miss-Deathwish
Je vais leur faire manger leurs téléphones, jusqu’au fil torsadé comme une nouille infinie, jusqu’à ce que le combiné leur chatouille la glotte et qu’ils soient reliés par l’estomac à l’ADSL.
Ils vont couiner comme des gorets qu’on égorge, durant leur conf call à la noix, devant des clients ravis du spectacle qui demanderont des « bis », comme au spectacle.. Je vais les noyer dans le flot de sang que vomiront leurs cordes vocales, arrachées à coup d’agrafeuse, et leur jouer la sérénade.
Je me réjouis à l’avance du spectacle de leurs yeux écarquillés, et de la douce musique de leurs tripes, gentils bouillonnements de leurs artères à l’air libre.
Je vais hurler à mon tour… Et je ne m’arrêterai que lorsque les bouts de leurs tympans dégoulineront le long de leurs oreilles.
Voilà.
Vous me laissez un peu en paix pour que je finisse de répondre à mes mails, s’il vous plait ?
Merci. C’est adorable.







(pour toi j’ai expérimenté les boules kiès qui sont d’une redoutable efficacité pour avoir la paix en communauté… à tester de toute urgence !
)
Je travaille également dans un Open Space et c’est vrai que ce n’est pas facile tous les jours…. mais j’ai trouvé un très bon moyen de « m’isoler » : mettre un casque audio sur mes oreilles !
On reconnait bien la sournoiserie des gents qui ne disent rien ou comment s’imaginer des scénarios de violence , de sang sur les murs et de flots d’insultes en gardant le mutisme ou le sourire hypocrite de circonstance : D
Ca m’a fait pensé à cela, issu de chez niou taiknologie (aucun rapport au préalable) : « Et puis, connaitre des insultes n’a jamais empêché d’apprendre la politesse, heureusement d’ailleurs, sinon au boulot j’aurais tendance à balancer du « salut enculay !!1 Toujours aussi con ? Ouch, je vois que les chirurgiens ont toujours rien pu faire pour ta sale tronche de rat » à tous les gens que je croise je me contente de le dire intérieurement, comme un faible mesquin. »
Des gens, pas des gents…
*autodelete*
S’isoler c’est bien, mais quand tu n’entends plus ton téléphone sonner ou tes collègues te parler, en général, ça tourne assez vite au vinaigre…
[Sinon, je tiens à préciser que mes pulsions meurtrières sont uniquement littéraires, hein.]
Tu es sûr que tu en rajoutes pas un peu dans tes visions d’horreur ?! Ou alors tu rumines un peu trop ? A moins que tu t’essayes au style superfétatoire ?
Toujours est-il que dans ce genre de situation, j’ai toujours trouvé l’ironie cinglante et franche plutôt efficace : « Ca vous direz de mieux articuler et d’appuyer encore un peu plus sur le diaphragme, qu’on puisse tous bien suivre ? »
Sérieusement il n’y aucun bureau fermé prévu pour les confcall dans ta société, ce n’est pas humain.
[...] Ce billet était mentionné sur Twitter par Lousia, Moeity et Mizzenmast, Raqai Chaoui Fakhita. Raqai Chaoui Fakhita a dit: Les joies de l'Open Space… http://bit.ly/chQP1G (cc @Lousia) [...]
@Julie :: Oui, je suis sournoise.
J’aime bien le mot.
Hinhin.
@Alessandro :: Mais j’en rajoute, évidemment !
Je n’ai rien de quelqu’un de violent. Surtout côté gabarit…
L’ironie ne marche pas. Ni l’énervement. Je le pratique depuis déjà un bail, mais je n’ai toujours pas trouvé la solution…