Jan Rufelt, photographe suédois
La Suède, quel beau pays. On explique parfois l’influence des artistes d’un pays par son climat.
Jan Rufelt puise son inspiration on ne sait trop où. Dans des tréfonds obscurs, s’il en est – à nul endroit où vous souhaiteriez être, pour sûr. A la limite de la photographie et de l’exercice de style, il se complait dans une imagerie sombre et angoissante. Angoissante non pas dans les thèmes, mais pour la même raison que nous avons peur du noir : c’est l’inconnu, le trouble, le flou qui nous effraye.
Si je commence par vous montrer celle-ci, c’est qu’elle est l’une des plus accessibles. Plongée dans une obscurité relative. On y voit clair, mais mal. Cliquez sur chaque photo pour voir l’intégralité de chaque série.
Une recherche d’abstraction permanente, parfois jusqu’à la création de reliefs à priori inexistants au départ.
Mais tout n’est pas aussi noir dans l’univers de Jan Rufelt !
Rien n’est jamais lumineux, en revanche.
› Le portfolio de Jan Rufelt
› Sa série « Devils », dérangeante à souhaits










La série Devils est vraiment pas mal. Ça me fait penser au personnage de Nosferatu.
Merci pour cette nouvelle découverte.
@Val, oui, tiens, maintenant que tu le dis !
Est ce qu’on peut toujours appeler « photographe » quelqu’un qui produit de telles œuvres ?
Personnellement je n’aime pas trop (ce n’est pas mon truc même si je trouve ça intéressant), mais cela est plus proche de la peinture que de la photo non ? Est ce que ce style a un nom ?
Je me pose la question. Détourner des photos, c’est contourner le fait de ne pas avoir eu la chance (ou d’avoir eu la flemme) de préparer sa scène avant le cliché. C’est détourner des images réelles – beaucoup considèrent ça comme un procédé malhonnête vis à vis du spectateur. Pour ma part, j’y vois plus une continuité, doublé d’une solution de facilité – ou pas, selon le niveau technique de la réalisation.
C’est de l’Art visuel.
Le reste n’a aucune importance.
C’est comme mettre la musique dans des cases, c’est débile et restrictif.
Liberté pour les mirettes.
attention, je ne veux pas caser ce travail dans une case, je me demande juste si ce n’est pas un travail plus proche de la peinture (mise en scène et travail de dessin finalement) plus que de photo
Et du coup « photographe » me semble mal placé finalement. Artiste de toute façons, la on est d’accord.
Pour moi rien de malhonnête dans ce procédé, c’est un message qui passe d’une autre manière, une mise en scène spécifique. Et c’est de la peinture virtuelle en fait (filtres et autres billevesées)
Ici tout particulièrement, je pense voir des tableaux plutôt que des photos
Je trouve cela presque cinématographique… étrange. Mais bien.