Aux abonnés absents
La journée s’étire, de toutes ses pattes velues d’arachnide. Et moi je fais le tour de sa toile, une longueur à droite, une longueur en face, un petit tour sur la gauche et on remet la balle au centre. Il y a toujours les mêmes albums au fond de mon iPod, il y a toujours les appliques au mur, mais pour demain rien n’est moins sûr…
Désolée, je n’ai pas répondu à vos messages – A vos petits mots, glissés dans les interstices des journées sans fin, aux bulles éclatées de cette BD complètement folle où je joue un tout petit rôle, à vos longues lettres pleine de parfums étranges et capiteux. Pardon, je n’ai pas répondu à vos SOS, vos mises en boite et vos petits papiers au fond des bouteilles. Milles excuses, étouffées, bredouillantes, sans motifs, sans raison valable.
Tout s’agite, comme les vaguelettes tranquilles sur le bord de la plage qui se prélasse sous un ciel sans nuage – Un paysage sans l’ombre d’un doute, tandis que sous les orteils des touristes qui se rafraichissent, la guerre est déclarée entre des organismes vivants non identifiés et les grains de sables, géants comme des rochers.
Tout est une question d’échelle, et elle est aussi détestable, la noyade, dans le grand bassin ou dans un verre d’eau. Et je crache mes poumons avec conviction.
Doll by WereBothLittlePeople
Désolée, pardon, milles excuses, si je ne m’abuse, nous nous verrons, pour la nouvelle année ? Pardon, mes excuses, désolée, et tout ce que vous voulez…






