[***] Swallow The Sun – New Moon
These Woods Breathe Evil. Si vous ne vous sentez pas l’âme sylvestre, passer votre chemin. Si les bois hivernaux ne vous effraient pas, entrez donc.
Je vais tenter de parler de New Moon sans vous gâcher le plaisir d’imaginer ce que bon vous semble à son écoute. Et c’est très difficile, pour un album aussi visuel. Et si je n’en parlais pas du tout ? Je vais vous laisser l’écouter. Cliquez donc sur la pochette (ou ici, tiens) ! (Deezer powered)
Il n’est pas facile à appréhender, vous serez prévenus. Le métal rebute. « L’impression de nager à contre-courant dans un torrent de vomi ». Pourquoi nager contre quand on peut se laisser porter? Je dois bien admettre que je me complais dans toute cette mélasse rocailleuse. Justement parce que j’y suis tranquille. Un peu seul, parfois (sinon, vous pensez bien que je ne vous ferai rien écouter).
Ah, si, vous aimerez sûrement Falling World, sa voix claire et sa mélodie plus mélancolique qu’agressive. Ou encore New Moon, la bien nommée. Deux portes d’entrées, pas une de plus. Pour les courageux, vous pouvez escalader les murs que sont These Woods Breathe Evil ou Weight Of The Dead, mais je ne serai plus dessous pour vous rattraper. Je suis déjà loin. J’ai absorbé l’album dans son ensemble, et malgré tout je suis loin d’avoir exploré tous ses recoins. J’y avais déjà ma place avant de le connaître, je crois.
Tout ça pour dire…? Ah oui, écoutez-le. Parce que Swallow The Sun étire les minutes et les secondes, noircit le monde alentours pour ne plus laisser dans le champ de vision qu’un tableau maîtrisé et ouvragé, travaillé, tissé avec délicatesse et précision.
Ne vous laissez pas effrayer par la trame brumeuse qui le recouvre, plongez. Et ressortez quand bon vous semble. Mais je vous préviens : le moindre détail, la moindre étincelle qui attirera votre regard sera fatale. Et vous y reviendrez.
Acheter New Moon, c’est par ici, sur la boutique officielle de Swallow the Sun
Ecouter New moon sur Deezer, c’est par là.
J’y retourne, on se retrouve là bas ?





C’est dommage qu’ils aient occulté une partie du côté doom. :/
Les grolls sont un peu trop agressif je trouve. Dommage que cet album ne soit pas dans la veine de « Hope »…
Ah oui mais tu sais, moi et le doom… je trouvais que les albums précédents manquaient de relief. Je suis pour qu’on laisse tout le temps à la mélodie de se construire, mais là ça ne décollait vraiment jamais. Celui-ci me convient beaucoup mieux, plus énervé, toujours long (dans le sens « allongé ») mais avec suffisamment de pics d’intensité pour colorer un peu l’ensemble.