Sous la verrière
Sous la verrière, l’élastique n’a pas tenu 2 mois. Il a craqué, à l’instant, entre mes doigts, sec comme un cadavre d’insecte, recroquevillé sur lui-même – Vermicelle, spaghetti, reste peu ragoûtant d’une belle orgie de soleil, et de lune aussi.
Tout crève ici. Tout meurt, sous les effets conjugués de la chaleur, des climatisations des étages supérieurs qui déversent leurs miasmes et leur amiante sur les visages penchés, à peine protégés par de poussiéreux parasols. Tout se dessèche, se recroqueville, tombe en miettes. Tout s’égare.
Le monde éclate en pixels. Au ralenti, instant cinéma, festival et feu d’artifice de cervelle. Panoramique, hystérique, extatique. Epilepsy remix, j’enchaine.
Dust to dust… by =Coffea
Autour tout s’écroule. Le verre redevient poussière, les meubles tas de sable, et moi au milieu, comme une étoile de mer, débile morceaux de chair la gueule ouverte, immobile, asphyxiée dans si peu d’eau. Bord de mer. Les touristes décrochent des chapelets de moules sur des rochers en plein soleil qui ne voient jamais la marée. Moi je m’en cogne pas mal, je travaille au cabinet médical, et je retourne à mes crustacés.
Bord de route, bord d’impasse, ici, pas de bleu de mer, rien qu’un vague bout de ciel laiteux qui me désespère.







Je cris que c’est grave… sors faire une pause dehors ?
Je trouve ton texte extrêmement fort !
J’espère que ça t’aura détendu d’écrire
@Etienne :: Et passer à la pharmacie pour prendre plein de trucs contre la migraine, aussi…
@Magic-Micky :: Pas vraiment, ça ne m’a pas calmé non plus, ça fait juste passer le temps… ^^
Merci !
ça sent le chamoulement de caboche… trop de soleil à travers la fenêtre? Qui sait… Très très beau texte en tout cas, il fait vibrer.
J’aime bien (étrangement) ton bout de ciel laiteux… mon bout de ciel au boulot est celui du fond d’écran windows :/
Courage
vive la pluie, qui s’écoule en petits sourires sur le jardin …
@Issao :: Comme d’habitude… Mais là c’est plus les nerfs en pelote.
C’est vintage le fond d’écran windows…
@Une page par jour :: Je préfère l’orage…
C’est dur d’être enfermé,et tous les jours et au même endroit, c’est la pire des choses!
Ambiance feutrée, asceptisée, lumière de frigo, température ni trop chaude ni trop froide, open-space, machine à café, objets sans âme.
C’est un très beau texte, et voilà ce qu’il m’évoque, à savoir la vie que je fuis depuis toujours….
C’est pas les murs qui t’enferment pour l’instant, c’est toi-même.
Courage
mais encore?