jan 15

[***] Agoria at the controls.

#Selenite

Agoria at the controlsQuel est le point commun entre Danton Eeprom

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Bauhaus

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

et Findlay Brown ?

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Ils font partie d’un tout, contrairement à ce qu’on peut penser. J’ai eu mes moments de scepticisme à l’écoute de cet album, et ils ont mis quelques temps à disparaître.

Mais reprenons depuis le début. Le premier CD n’est pas si surprenant. Il regroupe juste 21 titres énormes allant de l’ambient industrielle (pour l’intro) à la techno glaciale et intimiste de Chloé, en passant par le son doux, feutré et élégant typique de la house minimaliste. On prend grand plaisir à l’écouter. Linéaire et cohérent, il commence à surprendre quand des accords de guitare et un rythme presque tribal viennent s’imposer calmement après 50 minutes de sonorités électroniques brutes.

Finalement, c’est confortable. Agoria nous place dans une ambiance chaleureuse et électrique, plutôt rythmée, assurément efficace.

Mais on va croire que je dénigre. Que nenni ! C’est un vrai régal.

mars_sunset1Mais venons-en à ce qui m’a mené à écrire cette chronique (oui, j’en écris de moins en moins, mais je suis de moins en moins surpris aussi…) : le second CD. Je ne compte même pas décrire la musique, ça serait presque vous gâcher le plaisir. J’ai pu parler de surprise, à grands renforts de superlatifs ; j’ignorais ce que c’était. J’ai pu parler de beauté, de la même manière ; il semblerait que je l’aie enfin croisée. J’ai pu parler de beaucoup de groupes, albums, compilations, mixes & co, je crois que j’étais loin du compte.

Ceci est un jugement personnel, mais qui je pense a sa part d’objectivité : je pense avoir rencontré ce genre de musique qui s’impose comme un nouveau point de départ vers d’autres explorations. J’ai vu des frontières ; cet endroit, ce voyage là mène bien plus loin.

En fait, c’est un peu comme d’essayer de coller les triangles dans les carrés, et de constater qu’ils rentrent sans aucun problème. C’est assez perturbant, comme vous pouvez l’imaginer. De la cohérence, à tel point que malgré tous les styles (batcave, house, techno, ambient, rock, jungle, dubstep et j’en passe) qu’Agoria a choisi de mêler ici, aucune des pistes ne peut se passer de sa précédente et de sa suivante.

C’est une petite révélation pour moi. Un de ces albums qui va marquer une période, un de ces albums qui change ma façon de voir le quotidien. C’est assez curieux comme la musique peut parfois atteindre ce degré de profondeur qui nous perd totalement, sans qu’on puisse expliquer par A + B pourquoi. A un certain niveau (celui-ci en l’occurrence), je déclare forfait.  Et le plus étrange, c’est que je suppose (me connaissant) que l’immersion est trop forte pour que je réécoute très souvent cet album à l’avenir – je veux dire, une fois que j’aurais retrouvé la surface. Des souvenirs, des impressions, toute une aura que je n’aurais pas forcément envie de retrouver sur le moment, mais qui s’imposera une autre fois.

Parfois nous conditionnons notre humeur en choisissant la musique qui lui sied ; d’autre fois, c’est la musique qui ne nous laisse pas le choix. Et cette puissance là, Agoria nous l’impose, une fois aux commandes.

Ah, tiens, je n’ai quasiment pas parlé de la musique en elle-même. Tant mieux finalement. Écoutez-le, il le faut.

Related Posts with Thumbnails
Share |

Tags: ,

Dites-nous tout.