Et ça me va parfaitement comme ça !
1 ) Arrêter d’acheter des CD que je n’écouterai pas plus que ça. J’ai un gros problème : même quand je sais que je ne vais pas forcément l’écouter, je sais reconnaître un beau travail, et je le veux. Pour l’avoir. J’ignore formidablement pourquoi cette collection me tient à cœur. Pour la postérité peut-être ? Un MP3, ça se perd. Par réaction ? Certainement. Par fierté de pouvoir dire « oui monsieur, j’achète ma musique ! » » – mais à quoi ça sert, tu l’as déjà en MP3″ ? Aaaah que j’aime cette question. PARCE QUE !!!
2 ) Cesser d’intellectualiser la musique. Plus de ci, pas assez de ça, une pointe de ceci, un chouilla moins de cela. C’est beau parce que [explication-rationnelle]. Non, c’est beau parce que c’est beau. Mais c’est plus fort que moi, j’admire l’exploration, l’expérimentation et l’originalité, qui finissent par prendre le pas sur l’efficacité et l’émotion. Oui mais si personne ne cherche plus loin que le simple ressenti immédiat, qui s’occupera de tous ces groupes méritants à la musique complexe et décalée ?
3 ) Ne plus penser que la musique est réservée à ceux qui savent l’écouter. Ça me perdra, mais le communautarisme (ouvert, toujours, vous savez bien que je déteste ça !) qui s’en dégage me plaît. Idiot ? On développe bien une sensibilité dans les domaines qu’on ne connaît pas, mais sur lesquels on se penche suffisamment longtemps. Ce n’est pas parce que la musique est un art populaire qu’elle n’a pas ses précurseurs et ses élites. Ça vaut pour ceux qui savent l’apprécier, sans préjugé et sans idée toute faite. Et ça, tout le monde ne peut pas s’en vanter.
4 ) Faire une cure de désintoxication chaque fois que je me suis lassé de tous mes albums. Dans ce cas, il faudrait juste que je passe à tout autre chose, que j’écoute Voltage FM, je ne sais pas… ou rien du tout. Rien du tout ?? Grands Dieux non, j’en mourrais.
5 ) Cesser cette grandiloquence qui caractérise mes écrits. Après tout, ce n’est que de la musique, inutile de partir dans les extrêmes à chaque fois ! Surtout qu’il m’arrive de ne jamais réécouter les albums en question. Oui mais voilà, c’est ce que je ressens au moment où je l’écoute. Qu’y puis-je ?
6 ) Ne plus chercher de musique qui correspond à tel ou tel thème, ça m’éviterait de passer à côté de quelque chose pour laquelle « je n’étais pas d’humeur à ce moment là ». Et comme en plus je suis totalement cyclothymique, ça n’aide pas à rétablir mon équilibre musical (et mental ?). En ce moment, j’ai besoin d’une voix féminine, d’envolées gothiques et de légèreté (sans tomber dans la facilité). Ceci fera l’affaire. Demain ça sera autre chose…
7 ) Cesser de harceler mon entourage avec mes théories. Ils ne font pas partie de l’élite (haha). Une pensée particulière pour mon frère qui subit fréquemment mes prises de position… particulières… mais c’est plus fort que moi. Que ce soit lui ou quelqu’un d’autre, on ne m’enlèvera pas de l’idée que quelqu’un qui ne cherche pas à développer sa sensibilité passe à côté de quelque chose. Mais l’art a quelque chose de religieux, à mes yeux. Après tout, il semblerait que je sois croyant, à ma manière.
8 ) En parlant de croyances : cesser de me comporter en missionnaire, détenteur d’un savoir qu’il faut répandre, d’une bonne parole qu’il faut prêcher. Oui, bon, autant arrêter de bloguer tout de suite dans ce cas… non, décidément, ce rôle de porte-étendard a quelque chose de grisant. Même si je me prend plus de vestes que je ne convertis d’âmes en peine. Allez, faites semblant d’aimer mes musiques, c’est Noël!
9 ) Ne plus essayer de choquer les gens, d’arracher des tympans, de me forger une réputation de déviant. C’est bon pour mon amour-propre, mais pas forcément pour ma réputation. Et à quoi bon vouloir paraître plus étrange que je ne le suis ? Je suis un homme parfaitement équilibré et heureux. Mais comme beaucoup, j’aime me faire peur par procuration. Certains aiment un bon film de zombies, moi j’aime la musique glauque. Et infliger ça aux oreilles non-averties, vu comme ça, c’est un peu comme balancer de la bidoche sur la tête des gens. Et c’est diablement drôle !
10 ) Arrêter de comparer l’art et le divertissement. L’Art que j’aime est un divertissement à mes yeux (et oreilles, en l’occurence), même si je sais admirer une expérimentation pour son message, son atmosphère ou sa créativité, je ne la passerai pas en boucle pour autant. Tout ce qui crée des images dans mon esprit est divertissement, et le nier ne m’avancera pas à grand chose. En revanche, je sais encore reconnaître un produit marketing d’une création inspirée et authentique. C’est parfois les deux.
Allez, cessons de dénigrer. Paix et amour, gloire et… santé. Vive la Star Ac’, vive Christophe Maé, mais surtout, longue vie au poutrage d’oreilles.
[youtube PhmNFj2fTrs]
Désolé.
Je taguerais bien des gens tiens. Allez, Seb, Pingoo, Valerie, Geoffrey et Lou, évidemment. 10 résolutions que vous ne tiendrez pas. Vous en trouverez sûrement beaucoup !

Tu ne vas pas les tenir mais quand même.
« 2 ) Cesser d’intellectualiser la musique. » bah non ca serait dommage. Je suis incapable de le faire, j’admire ceux qui le peuvent donc continue !
« 8 ) En parlant de croyances : cesser de me comporter en missionnaire » +1 pour moi (en revanche pour tes musiques, ca va être compliqué que je les aime).
Pour la première, sois rassurée, j’ai passé un point de non-retour. Le problème, c’est qu’avec ça, on devient aussi de plus en plus difficile à satisfaire, et ça, c’est contrariant.
Pour la seconde… j’y crois ! Encore faut-il commencer par les bonnes chansons. Dénicher les ponts qui accrocheront l’autre et le mèneront petit à petit de l’autre côté.
Alors oui, moi c’est plutôt tendance brutasse, mais c’est plus fort que moi je trouve ça très drôle…
Eh, eh ! C’est ton tour maintenant ^^