Raclette au rabais
Non, il ne s’agit pas d’un bon plan qui vous permettrait de vous empiffrer de fromage ad vitam aeternam pour pas un radis – En réalité, il s’agit plutôt d’un très mauvais plan, le resto dans lequel il ne fallait pas rentrer. Direction dans le quartier touristique de Paris par excellence, St Michel.
Les premiers frimas arrivant, il nous fallait quelque chose d’un peu plus réconfortant que des moon-boots, des moufles et un cache-nez pour parvenir à supporter la morosité ambiante. Direction le resto, un boui-boui des plus sympathiques et charmants pas loin de la rue St Séverin. Un restaurant comme il en existe des dizaines à Paris, mais bien tenu, toujours impeccable, et dirigé par un doux dingue polyglotte – Bienvenue à « Saveurs de Savoie » [Non, pas celui de la rue Mouffetard].
Pas de chance : Le lieux de tous les vices pour toute parisienne aimant croquer des légumes et se nourrir de salades était fermé. De dépit, nous avons essayé un de ces voisins d’en face. Et c’est là que le drame commence.
Un menu bien en vue plus tard, un porto glacé accompagné d’olives plutôt piquantes avalé en hâte, l’entrée arrive : Salade de chèvre chaud, histoire de rester dans le typique. L’assiette est plutôt bien remplie, et pour cause : C’est une montagne de salade qui s’avance vers nous – Vision cauchemardesque. Il faut lutter contre une vinaigrette de superette pour retrouver deux petits chèvres posés sur deux minuscules croûtés plus imbibés d’huile qu’un SDF de rouge qui tâche ; Il est vrai que c’est une entrée, peu goûtue, mais une entrée quand même.
Hum la bonne salade Monsanto.
La montagne de salade repart en cuisine et un énorme appareil à raclette Tefal atterrit sur la table, suivi des assiettes de charcuterie.
Consternation. Silence.
Dans l’assiette flottent 4 bout de fromage à raclette chipé au Franprix du coin sur 2 tranches de salami, une vieille découpe de jambon violet qui a vécu des jours meilleurs sous son cellophane et une pauvre tranchinette de jambon de pays qui est autant de la montagne que je viens de Turquie. Et je ne mens absolument pas sur la quantité.
Qu’à cela ne tienne, nos estomacs réclament leur pitance : Les formages enfournés, nous pensons nous venger sur les pommes de terre qui trônent sur l’appareil à raclette.
Peine perdue : Les patates sont tombées dans la friture et sont encore plus gorgées d’huile que les croûtons sur plat précédent. Sans peau et sans goût, elles seront laissées dans leur plat, en tas, un peu comme la salade.
Bien évidemment le goût de la charcuterie est inexistant et celui du fromage est un peu trop présent – J’ai l’impression de jouer à la dînette, sauf qu’on ne m’a jamais forcé à manger mes poivrons en plastique.
La dinette 2.0
L’estomac plâtré par cette piètre ripaille, je parie sur la légèreté d’une salade de fruits pour m’aider à oublier tout ça mais horreur : La salade de fruits n’est plus au menu. Je supplie le serveur, je pleure, je veux une salade de fruits même en conserve, par pitié ! Rien n’y fait, l’homme reste insensible. Ce sera sorbet, par le froid qu’il fait. Bien, qu’avez-vous comme sorbets ? Cassis-citron, c’est tout. Bon, puisqu’on a le choix…
Fin de repas sur un cassis-citron qui s’avère être un cassis-abricot – Nous refusons le café avec terreur et nous enfuyons, l’estomac en déroute et la carte bleue en berne.
Le Chef Ramsey horrifié dans la bien-nommée série « Hell’s Kitchen »
Je connais des touristes qui vont adorer la gastronomie française et le charme des restaurants typiques de ces vieux quartiers parisiens… Ce qui est certain, c’est que ces restaurateurs n’ont semble-t-il jamais appris le sens de l’expression « fidélisation de la clientèle ». Cela dit, il semble qu’il y ait suffisamment de turn-over chez ces infortunés touristes pour que ce genre d’établissements honteux et infâmes perdure…








En même temps, manger savoyard à paris…
Viens chez moi, on mange mieux.
Je connais un resto, c’est raclette à volonté. On t’apporte une demie meule de fromage, et des patates et charcut’ tant que t’en veux.
J’ai jamais réussi à aller au delà du second plateau de charcuterie…
Ah mais mon dieu, ne JAMAIS faire les resto à raclette du quartier, ils sont tous des attrapes touristes de renom ! Je compatis…
@JS : Y’a pas que la raclette qui est attrape-toutou… Cela dit le resto où on voulait aller est assez sympa quand même.
Faut bien tester le reste, hein. Même au détriment de son estomac [Mon dieu j'ai mal.]
@Jean-Sebastien :
[Vous ne pouvez pas avoir des prénoms plus originaux ou des pseudos marrants, je sais pas moi, Cunégonde, Mauricette ou Chouchou77 ?]
En même temps c’est dommage de n’aller qu’à Tokyo pour manger des sushis hein, ça finit par faire cher le resto.
Mais à l’occasion ce sera avec plaisir !
Soyons honnêtes, la mousse au chocolat et l’orangina étaient bon
De plus en plus quand je suis touriste, je cherche mes adresses dans les guides ou mieux dans les sites communautaires locaux…
Je pense que nos touristes le font aussi de plus en plus… ce genre d’établissement risque d’avoir un faible espérance de vie à mon goût !
@Loutrezilla : Encore heureux qu’ils soient encore capable de décapsuler une bouteille non périmée.
@Etienne : Avec ce genre d’établissements, c’est surtout mon goût qui risque d’avoir une faible espérance de vie…
la description faite du restaurant de st michel est tout a fait bonne, c’est exactement ce que nous avons ressenti et vecu la-bas, pitoyable.