Malbouffe : Une bataille de gagnée, et bientôt la guerre !

MalbouffeLu sur le 20 Minutes aujourd’hui :

[...] Le conseil municipal de Los Angeles a décrété mardi qu’il n’y aurait pas de nouveaux fast-food dans le sud de la ville.

L’an passé, un rapport du département de santé publique de la ville avait tiré la sonnette d’alarme, notant que 30% des enfants vivant dans le sud de Los Angeles étaient obèses, soit un peu plus que la moyenne de la ville (25% des enfants). Une récente étude affirme même qu’à l’horizon 2030, 86% des Américains pourraient être en surpoids ou obèses.

C’est ce qu’on appelle une énorme prise de conscience.

Nourriture de meilleure qualité ?

L’interdiction court sur une année entière et pourra être renouvelée par période de six mois. Les différentes enseignes de fast food dénoncent cette décision qui, selon eux, ignore les bienfaits de leurs implantations, à commencer par les créations de postes dans des quartiers défavorisés.

Et même mieux : Les fast-food créent du double-emploi. Voire du triple. C’est simple : Les employés, venant des quartiers défavorisés où on plébiscite les graisses saturées, aiment eux aussi manger sur place. En saturant ces employés de graisses et autres causes de mortalité précoce, Mac Do et consorts augmentent le turn-over [Mortel, certes, mais qu'importe] et peuvent alors embaucher une autre vague d’employés des quartiers défavorisés, etc.

Ce qui démontre logiquement l’altruisme et la générosité de ces chaînes pseudo-alimentaires qui ont réinventé le gavage de l’oie, à l’échelle humaine – Et sans la finalité.

Gaveuse d\'oie à l\'ancienne

Au moins, l’oie, on peut la manger.

Ultime argument avancé par le gérant d’une franchise Mc Donald’s: les enseignes ont considérablement diversifié leur nourriture, proposant des repas de meilleures qualités nutritionnelles. Un argument qui n’a pas convaincu la ville.

Meilleures qualités nutritionnelles ? Peut-être… Soyons beaux joueurs. Le seul souci est que même si les fast-food ont fait quelques efforts côté nutrition, ils n’en ont fait aucun côté gustatif. Et pour cause : Si l’on voulait gaver les petits gros, pardon, les enfants-rois, de légumes qui en plus ont le goût de légume, on pourrait mettre en quelques semaines la clé sous la porte.

En témoigne les succulentes salades Mac Do que l’on arrose généreusement de… sucre. Ou quelque chose d’approchant [De l'aspartame cancérigène, tiens, par exemple].

Oh non, loin de moi l’idée que les fast-food aient envie de tuer leurs consommateurs, qui font leur fond de commerce, bien sûr ! Quoi qu’il faudra néanmoins me le prouver.

Mais ces fast-food sont une aberration humaine. On crée artificiellement, à bas-coût certes, des ingrédients que l’on mélange et qui donnent, on ne sait comment, approximativement l’apparence de l’aliment et une parenté qui tient plus de la consanguinité. C’est d’ailleurs le même procédé pour les produits nés de l’industrie agro-alimentaire, que l’on parle des grandes marques qui vous vendent le plat préparé gorgé de sel au prix d’une cuillerée de caviar ou des discount alimentaires qui vous donnent l’impression de manger les mêmes croquettes que votre chien.

Brochettes aux yeux

Savez-vous ce qu’on met dans votre assiette ?

Alors certes, les légumes coûtent aussi cher que le pétrole mais je préfère croquer dans une seule et unique tomate maraîchère que dans une salade préparée proche de la date de péremption et créée artificiellement à base dudit prétrole. Quant à dire que les légumes coûtent chers quand on habite Paris, c’est absolument faux, le prix pratiqué par les supermarchés [De la consommation] dépassant celui des [vrais] marchés.

Alors à vos paniers, et cessez de torturez vos balances. L’espoir renaît, la victoire est à porté de casserole !

Lousia

Pas de reponse a “Malbouffe : Une bataille de gagnée, et bientôt la guerre !”

  1. Goliath dit :

    La palme de la plus forte hausse d’obésité dans la population française est à décerner aux personnes ayant des revenus modestes pour ne pas dire faibles ;) .

    Pourquoi ? Tout simplement parce que c’est plus cher de bien se nourrir .

    Alors oui , sur les marchés parisiens ( au hasard celui pas loin de Saint Michel , près de chez ma petite amie ) les prix au kilo ne sont pas prohibitifs , mais ça reste sacrément cher pour ce qu’on nous offre comme qualité .

    Concernant les supermarchés , en plein mois de mars j’ai vu devant Carrouf une superbe affiche publicitaire ventant  » Framboises de Saison !  » . Jusque là rien d’anormal , sauf un petit détail : nous étions en plein mois de mars …

    Et le pire dans tout ça , c’est que les gens achètent … Pourquoi ? Parce qu’ils sont ignorants . Ca fait des années qu’on nous apprend les théorèmes de Thalès et de Pythagore , et aucun programme ni aucun prof n’est à même de nous enseigner ce qu’est un fruit de saison .

    Je remercie donc par avance le congélateur , qui fait de Picard une des meilleures enseignes pour proposer des haricots verts d’il y a deux ans au prix le plus compétitif qu’il soit ;) .

    Finalement , il n’y aurait que dans les petits villages isolés que les gens pourraient trouver leur salut . Encore faut-il être en de bon termes avec le boulanger ou le boucher du coin , l’agriculteur ou l’éleveur du coin , pour qui on puisse rendre quelques services contre une volaille fermière ou un pain de campagne …

  2. Lou dit :

    @Goliath : Que ça soit cher, ça, c’est certain…
    Mais vaut-il mieux être gros, gras, laid et en mauvaise santé juste pour le bonheur de se remplir la panse ou plus maigrelet, certes, mais nourris de bonnes choses (et pas de bouffe industrielle / de synthèse) ?

    Bon dieu, rends-toi compte, si la France s’y met aussi on ne pourra bientôt plus faire de blagues sur les gros et ils deviendront les nouveaux canons de la beauté. Horreur !

    Je te rejoins complètement sur l’éducation alimentaire, en tout cas. C’est ce qu’on apprend quand on a des parents un peu curieux ou que l’on vit en province, hors des grandes villes…

  3. Pélerin dit :

    J’ai la chance d’habiter une région assez rurale dirons-nous (le premier qui me traite de paysan au milieu de son champs et des bouses de vache je le trucide sur place), et j’ai mener ma petite enquête. Je me suis aperçu que mes steacks hachés chez mon boucher étaient au prix de mon supermarché (avec pour avantage de pouvoir me rendre à vélo chez mon boucher). Il en va de même pour les fruits et légumes que j’achète le samedi au marché et que je garde la semaine. Certes, c’est un peu plus contraignant et cela demande plus de temps (cette réfléxion pourrait recouper avec mon précédent commentaire, manque de temps = solutions de facilités pour faire à manger le soir = go fast food), néanmoins, cette solution est bien meilleure et convient mieux au porte monnaie (en plus, pour mon cas, de réduire mes émissions de CO2 et ma consommation de carburant). La malbouffe va de paire avec la baisse du pouvoir d’achat et notre (futur) manque de temps pour faire des repas équilibré. Allons devenir des gens gras sans cervelle tout juste bon à consommer le peu que nous posséderons en mal bouffe ?

    Encore une fois ma pensée va plus vite que mon écris, désolé d’être si brouillon.

  4. Lou dit :

    @Pélerin : Ce n’est pas si brouillon que ça… Et je suis parfaitement d’accord.
    Le pire, c’est qu’en venant d’une région où tu manges bien pour assez peu cher [Du moins, c'est ce qu'on réalise, après...], le choc est rude lors de l’arrivée dans une grande ville…

    Personnellement, manger des tomates au goût de flotte me déprime considérablement. Mon budget bouffe a donc augmenté de 100%, pour satisfaire un minimum mes papilles et ma santé.

    Cela dit, avons-nous vraiment le choix ? Oui, jusqu’à un certain point – Après, il est difficile de forcer les gens à cultiver des choses qui ont du goût si personne ne se souvient du goût original – Et si l’on fait biberonner du sucre à nos mômes dès la naissance.

  5. pélerin dit :

    @lou : Pour avoir fréquenter quelques fois Paris (certes toujours en touriste) j’ai trouvé tout horriblement cher et sans goût, un pote a eu la bonne idée de vouloir un ptit déj parisien dans un bar. 7€ pour un chocolat, la viennoiserie et un jus d’orange (pas pressé), mon croissant supplémentaire m’a quand même couté 2.50€ ^^. Ca fait quand même mal aux parties, surtout pour du congelé la plupart du temps. En revanche, il m’a été donné plusieurs fois l’occasion de me rendre à montpellier et j’ai eu la surprise de découvrir en plein ville un petit paradis de fruits et légumes frais. Je n’en revenais pas, bon les tomates n’étaient pas exceptionnelles, mais elles avaient l’avantage d’être meilleure qu’une grosse chaine de distribution.

    J’ai aussi oublier de parler d’un système de vente que je trouve énorme. Il s’agit du chapeau de paille, le principe est simple, on s’y rend en famille ou entres potes, et on ramasse nous même nos légumes, c’est super convivial (notament l’été avec des rushs de framboises à s’en faire pété le bide) et c’est vraiment économique, avec l’assurance de manger de fruits de saisons et pas de l’import.

    NB: Pourrais-tu me dire qu’elle est la balise à utiliser pour rajouter un lien sans l’écriture ?

    Liens > http://www.chapeaudepaille.fr/

  6. [...] qu’aux USA, pays durement touché par l’obésité notamment chez les jeunes, on empêche la création de nouveaux fastfoods, limitant ainsi les tentations à porté de mains [...]

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