Tiësto In Search Of Sunrise 6 : Ibiza
Sixième opus de la série In Search Of Sunrise, très attendue par nombre de fans/amateurs/curieux/détracteurs (eh oui, quand on aime médire, il faut de la matière). Pour resituer le débat : Tijs Verwest, alias Tiësto, le DJ le plus populaire (et médiatisé) de ces trois dernières années, n’a pas fait l’unanimité le jour de la sortie de son dernier album Elements of Life. J’avais moi-même été très déçu; mais lorsqu’il décide de passer aux platines, c’est une autre affaire.
C’est l’effet Tiësto : première écoute, In search Of Sunrise est mis de côté. Deuxième écoute, il baisse encore. Troisième écoute… tiens, c’est pas mal finalement. Quatrième écoute : il tourne en boucle. Ce ISOS (puisque nous sommes intimes) n’a pas dérogé à la règle. Trop accessible, trop de pistes chantées basculant dangereusement vers la dance, et une technique de mix trop irrégulière (voire aléatoire). Il faut dire que Tiësto reste un des seuls DJ à rester aux platines, « à l’ancienne » tandis que les autres utilisent des logiciels tels que Ableton Live, même sur scène.
Résultat : quelques superpositions de mélodies hasardeuses, un volume sonore inégal parfois. Du moins c’est ce qui ressort de la première écoute.
Pas très reluisant, pour l’instant, me direz-vous. Mais je vais maintenant vous parler de cette écoute qui dure encore aujourd’hui, sans qu’on sache réellement pourquoi.
Disque 1 : au soleil.
Si l’album est intitulé « Ibiza », ce n’est pas pour rien. Tiësto a ici réalisé un assemblage de pistes chaleureuses et agréables. Les petits défauts qui choquent au début passent finalement inaperçu, ou plutôt se fondent dans le décor, donnant une touche particulière à l’ensemble. Avec entre autres Andy Duguid feat Leah – « Don’t Belong » et son instrument ensoleillé et Moonbeam – « See The Difference Inside », plus froide mais aux chants féminin/masculin enjôleurs, le premier CD se montre calme et mélodieux. Un maître mot : le confort. On s’y laisse glisser, doucement, et on se surprend à laisser vagabonder ses pensées au milieu des boucles électroniques.
Disque 2 : à l’ombre.
Ne nous méprenons pas, L’ensemble reste chaud. Des couleurs tirant plus vers le soleil couchant que vers le « sunrise ». Ce CD est pour moi le plus réussi des deux. Du début à la fin, il reste cohérent, proposant au milieu du disque un « interlude » plus mélodieux, moins coloré aussi (plus formaté?). Mais les choses sérieuses reprennent vite. Nic Chagall – « What You Need (NC’s in love with prog mix) » démarre très fort, Tom Cloud – « Mercury Room » place la barre haut et Marcus Schössow « Chase My Rabbit » enfonce le clou en envoyant sa pluie de cristal. Et je ne parle que de mes coups de coeur, mais le reste est tout aussi bon, tout aussi recherché, sans parler des enchaînements qui malgré leur brutalité (parfois), se révèlent très souvent judicieux.
Au final? Deux CD bien différents, mais une compilation de qualité. J’entend d’ici les « si ce n’était pas Tiësto, tu n’aurais jamais fini par aimer ». On le dit. Qu’importe après tout? Il ne s’agit pas de ces albums qu’on analyse, qu’on décortique, émerveillés par la moindre note, le moindre détail. C’est un album dont on profite, qui respire la simplicité, et sent bon les dalles chauffées par le soleil.
Et pour ceux qui ne connaissent pas Tiësto…





Magik Muzik… Quand est-ce qu’on va le voir ?
Quand il vient en France?
Ce n’est qu’une question de mois. Enfin je pense!
[...] prochain volet aura pour thème l’Asie. C’est déjà plus exotique qu’Ibiza. Et on dira ce qu’on voudra, c’est tout de même prometteur. Voici le trailer officiel, [...]