Le Web 2.0 est mort, vive le Web 3.0 !
#GdL
A l’heure où certains ne jurent que par le Web 2.0, en font leur credo, leur manière de vivre et de penser, et parfois même le titre de leur blog, on parle de plus en plus du Web 3.0 dans les hautes sphères des maîtres de l’Internet. Kézako ? Un méli-mélo par encore très défini de ce que seront les futures tendances, créées par les chercheurs du Web qui sont normalement censées les découvrir.
Où l’on blablate autour du Web sémantique
Les grands penseurs du Web ont donc décidés que le Web 3.0 serait sémantisé, ou ne serait pas. Rappelons que dans son sens premier, la sémantique est une branche est une branche de la linguistique qui étudie les signifiés (merci Wikipedia pour cette explication lumineuse). Quid de ce Web 3.0 ? Il s’agirait en fait d’oublier nos habitudes Web 2.0 pour imaginer une monde Internet plus juste, pardon, capable d’appréhender plus justement les termes dans leurs sens particuliers.
“Dans son état actuel, le web est souvent décrit comme étant dans sa phase Lego, avec plein de parties différentes capables de se connecter les unes aux autres. Ceux qui portent la vision d’une prochaine phase, le web 3.0, le voient comme une ère où les machines commenceront à faire des choses apparemment intelligentes.” Dixit Nova Spivack, de Radar Networks, une start-up qui exploite le contenu de sites de réseaux sociaux *.
* A voir sur Internet Actu : « Vers le Web 3.0 ? »
Je vois que pour certains, c’est aussi flou qu’avant. Disons que, plus simplement, il est ici question d’extraire puis d’agréger les informations du Web, provenant notamment des sites de critiques de produits qui fleurissent sur
Donc, si vous voulez vous acheter le nouveau PDA qui fera votre bonheur, le système de recherche épluchera toutes les données imbuvables à votre place, et trouvera par déduction cognitive (mon dieu) le PDA qu’il vous faut absolument (et qui on l’espère, répondra à vos besoins spécifiques).
Pour ceux que ça intéresse, vous êtes invités à aller fureter du côté de KnowItAll, une initiative née d’un groupe de recherche de l’Université de Washington, qui est un bon exemple de ce genre de système.
Les prêcheurs d’un nouveau monde s’affrontent
A cette analyse du Web 3.0 s’opposent d’autres maîtres à penser du Web, qui ne voient pas du tout l’avenir de la même manière dans leur boule de cristal. Le Web sémantique leur apparait trop compliqué (on les comprend), notamment à mettre en œuvre dans la globalité du Web. Du moins pas avant de nombreuses années.
Le Web 3.0 pour eux ne passe donc pas par le Web sémantique, mais par une nouvelle expérience produit qui passera par d’autres chemins que ceux du Web 2.0. Comprenez : par d’autres sites Internet, par d’autres conseillers, prescripteurs, mais aussi par d’autres voies que celles du Web.
Selon Fred Cavazza, il sera donc courant de découvrir des produits via les univers virtuels, les jeux ainsi que les widgets. Rayon prescripteurs, on retrouverait des services indépendants, avant de passer par la case achat qui ne serait plus déterminer par des sites marchants comme on les connait, mais des « mashups marchands » ainsi que d’autres applications toutes plus obscures les unes que les autres (pour l’instant). Quant au paiement, il ne se ferait plus uniquement par Paypal ou son rival de Google, mais via d’autres moyens (la carte bleue intégrée à Vista par exemple, ou même le paiement virtuel via Second Life – on arrête pas le progrès).
Mieux vaut un dessin plutôt qu’un long discours, voici donc le Web 1.0, le Web 2.0 et le possible Web 3.0 réunis selon le même auteur :
Web 3.0, futur proche ou masturbation intellectuelle ?
A la lecture des différents billets qui traitent du sujet, on peut avoir une furieuse envie de penser que ce Web 3.0 tient plus lieu d’une technique de référencement et de buzz pour les bloggeurs qui les ont écrit, plutôt que d’une quelconque analyse profonde du Web. Néanmoins, à la vitesse où vont les techniques, innovations et idées en pagaille sur Internet, il serait dommageable d’envisager de rester tranquillement dans son coin que les choses se passent, sans essayer de comprendre ce qui va nous tomber bientôt sur le coin de la figure.
Un peu à la manière des entreprises qui se jettent à corps (ou fonds) perdus dans le Web 2.0, à l’image de l’ambitieux Microsoft, et qui pourraient bien être décontenancées de voir leurs investissement partir en fumée dès lors que le Web 3.0 sera en chantier.
En attendant, le Web 3.0 et ses adorateurs (ou simples curieux désireux de surfer sur les tendances) a déjà sa conférence, les 11 et 12 décembre prochains à Paris. Si vous avez une furieuse envie d’y participer au concours de start-ups et d’exposer vos projets sur le Web 3.0, il est encore temps de vous inscrire au tarif d’octobre, soit 897 €. Au lieu des 1136 € et quelques.
Pour ce prix-là, vous pourrez rencontrer les maîtres à penser du Web, les bloggeurs influents, les savants-fou de
Le programme de la 4ème édition de la conférence Le Web 3.0 est disponible à cette adresse.
°
Nous aurons donc comme cadeau de Noël sur le réseau des bloggeurs des comptes-rendus détaillés de ce qui fera les tendances du Web 3.0 de demain. Oui parce que aujourd’hui, c’est tout de même relativement confus.
A croire que les poids-lourds du Web ont oublié que, au-delà des start-up, des bonnes idées et des projets qui pullulent, ce seront finalement les internautes qui auront le dernier mot. A moins que le Web 3.0 ne décide évidemment de leur enlever leurs privilèges de consommateurs-rois.







octobre 23rd, 2007 à 9 h 51 min
Je suis pas très au fait de toutes ces idées et technologies. Mais le web 3.0 me fait pas vraiment rêver. Dans la première version voir des machines chargées de filtrer de manière pertinente les informations (si j’ai bien suivi), dans la seconde, on ne voit que le côté marchand du web. Bref, le web 3.0 me semble à l’exact opposé de ce qu’a pu apporter le web 2.0 et la parole donnée à tous.
octobre 23rd, 2007 à 10 h 02 min
Merci pour ces éclaircissements. Moi qui croyait que le Web3.0 c’était juste une invention par ceux qui on râté le web 2.0 et qui voudrait devenir des stars avant l’heure en tentant d’inventer des idées qui ont déjà été concrétisées.
octobre 23rd, 2007 à 10 h 12 min
Bel article Lousia,
Je suis un peu de l’avis de Gendar, c’est pas folichon cet avenir que les « influents » nous pondent.
Je suis d’accord d’un coté que le sémantique va devenir important dans les années a venir (le traitement de la masse d’information du web est un enjeu important), mais j’imagine que ce traitement « pertinent » dont on nous parle sera plutôt un push d’offres publicitaires plus ou moins pertinentes.
On en revient a Google qui stocke des masses d’informations (mail, recherche, calendrier, pub…) et qui pourrait dans la théorie ne nous donner que ce que l’on aime ou recherche.
Personnellement je n’y crois pas, c’est juste un truc de marketeux. Le web, ce sont les utilisateurs qui le font. Plus on voudra leur fabriquer quelque chose, plus l’utilisateur trouvera un moyen de détourner le truc.
Le Web 3.0, encore un beau mot qui ne veut pas dire grand chose, un peu comme le web 2.0 quoi
octobre 23rd, 2007 à 10 h 13 min
Gendar, toujours premier sur les commentaires de GdL ^^
Disons que, vu comme ça, le Web 3.0 est purement technique et orienté vers les entrepreneurs. Ce que les bloggeurs influents rêvent de devenir, comme Loïc Le Meur et son Seesmik, pour pouvoir dire un jour qu’ils ont été productifs sur le Web. Passons.
Ca ne m’attire pas non plus pour l’instant.
Fabien, c’est aussi ça, dans le fond ! ^^
octobre 23rd, 2007 à 10 h 18 min
Pierre, pour l’instant, je trouve le Web 3.0 encore plus fumiste que le Web 2.0, pour les raisons données ci-dessus. Pour moi le Web 2.0 c’est un côté amusant, ludique, participatif et un design qui, même si je l’ai trop vu, me plait quand même. et quelle avancée par rapport aux codes techniques et graphiques du « Web 1.0″ (lequel n’a jamais existé ou connu son nom, mais c’est une autre histoire)…
Google et ses informations stockées pourrait le faire, oui, mais il est tout de même assez difficile de synthétiser toutes les informations sur les millions d’internautes qui utilisent ses différents services… Ce n’est pas Amazon, en gros.
Peut-être que Cuill, ou un autre, concurrencera ce vilain géant sur ce terrain-là ?
Mais je ne sais pas si une technique « sémantique » changera réellement la face du Web. Ca me parait très… Masturbatoire comme sujet.
octobre 23rd, 2007 à 11 h 56 min
[...] et pertinente, sûrement bien plus accessible aux génies en herbe que vous êtes que la Conférence Web 3.0… Toutes les infos sont à piocher sur Kelblog, [...]
octobre 23rd, 2007 à 12 h 31 min
[...] en pense, à l’heure du Web 2.0 (nous ne reviendrons pas sur l’utopie du Web 3.0, du moins pas aujourd’hui), tous les sites n’ont pas leur flux RSS. Il y a une vie en dehors [...]
octobre 23rd, 2007 à 14 h 41 min
alors c’est ça des geeks qui parlent **smiley bouche ouverte de la morqui tue***
**smiley ange de la mort qui tue**
j’ai pratiquement rien compris, sauf les mot intelligent *smiley qui rougi*
octobre 24th, 2007 à 21 h 15 min
C’est sur que parler de Web sémantique, microformats et tout le tralala n’est pas très funky.
Mais si on fait un parallèle avec le web2.0, c’est plus ou moins l’équivalent de la fonction XmlHTTPRequest (qui a donné naissance à l’AJAX), pas très drôle non plus …
Bref pour le moment on fait la partie « chiante » en posant la(les?) techno, et quand on aura quelque chose de solide on pourra laisser les esprits créatifs nous inventer tout un tas de joyeuseries geekesques en tout genre.
octobre 30th, 2007 à 8 h 21 min
Si je peux apporter mon point de vue volontairement réducteur je dirais:
1.0 He (Le webmaster)
2.0 We (Le groupe comme créateur de contenu: Dailymotion, Wikipédia, Slideshare…)
3.0 Me (moi au centre de mon reseau social de mes preoccupations, hobbie…)
novembre 1st, 2007 à 16 h 33 min
J’avoue être un peu déçu par cette note (un peu moche comme premier commentaire sur ton blog n’est ce pas ?). J’ai l’impression que tu t’es lancé dans une croisade contre le terme « web 3.0″ en tapant sur la conception de web sémantique (et pourtant tu notes avec raison qu’on ne sait toujours pas ce qu’on met derrière le webtrois).
Tout d’abord un petit lien peut être plus clair puisque tout ça semble très flou pour toi : http://fr.wikipedia.org/wiki/Web_s%C3%A9mantique
Pour une définition de la sémantique, tu aurais pu regarder dans n’importe quel dictionnaire pour voir qu’on appelle signifié la signification d’un signe (plus simplement le sens d’un mot).
Tout ça pour dire :
1) il n’y a pas que wikipedia comme source d’infos (belle preuve que le web 2 ne fait pas tout !)
2) la recherche des nouvelles techno du web ne fonctionne pas du tout comme tu sembles le croire. Des groupes de travail mettent à disposition des technologies avec une vision des services qui pourront être ensuite codés. Les développeurs peuvent évidemment choisir de s’approprier ou non ces technologies. Bref en fait rien n’est encore joué tant que personne n’aura proposer quelque chose de concret (comme le dit skiwi les joyeuseries geekesques !).
Alors oui évidemment c’est masturbatoire, comme à peu près tous les sujets novateurs …
Juste autre chose rapidement : de mon point de vue il n’y a aucune raison pour que le web sémantique remplace d’un manière ou d’une autre les principes du web2 (contenus publiés par les users et interface riches). Pour ce que j’en ai vu, il ne s’agit que de compléter les outils d’indexation et de recherche d’informations.
novembre 12th, 2007 à 16 h 14 min
[...] dédiée aux internautes âgés de 10 à 19 ans, basée selon les dire dudit communiqué, sur le Web 3.0 (un concept qui reste pourtant, selon ce que j’ai pu lire sur le sujet, une ébauche [...]
janvier 9th, 2008 à 15 h 15 min
est ce que vous savez si y a deja des reseaux sociaux qui utilisent les « technologies » du web 3.0 ( twitt, microblogging et tout le bordel) ??
thx
janvier 11th, 2008 à 1 h 17 min
j’en discutais avec un gars sur lesjeudis.com , apparement c est pas prevu pour tout de suite toutes ces techno…y en a qui parlent meme de 2020 lol
août 30th, 2008 à 8 h 57 min
[...] Constat 4-Le web 3.0 est encore à inventer L’intérêt pour le web 3.0 est tout relatif. Peu d’enthousiasme (pour le moment) autour de ce nouvel internet, qui est tout aussi difficile à cerner que son prédécesseur (si ce n’est plus). Pour l’instant, seuls les apprentis sorciers et les visionnaires du web s’y intéressent, sans rencontrer encore d’échos chez les “techniciens” et les entreprises. Voir aussi cet article. [...]