Epica – The Divine Conspiracy
#Selenite
Je me souviens avoir dit il y a quelques mois : « Si Epica mettait un peu plus de moyens dans la production, nous aurions droit à un joli feu d’artifice ». Et voilà qu’arrive The Divine Conspiracy ; comprenez bien que je l’ai attendu au tournant.
Eh bien non, Epica n’a pas mis plus de moyens dans la production. Les violons sont toujours au nombre de 6, les choristes également. Quand au reste de l’orchestre, tout est arrangé et mixé sur ordinateur. Après avoir écouté Dark Passion Play, il devient difficile de s’en satisfaire. Oui mais comme on dit, « tout le monde n’a pas les moyens de se payer un orchestre symphonique (encore moins celui de Londres) ». Et vous avez bien raison. Fort heureusement, Mark Jansen n’en est pas à sa première écriture, et je peux vous dire sans aucune hésitation que malgré ce petit détail, The Divine Conspiracy est une vraie réussite. Une de celles qui transportent longtemps, qui ne lassent jamais, et qui par ses mélodies et ses trouvailles se dote d’une durée de vie incroyablement longue.
L’album se veut conceptuel. Divisé en trois actes, il choisit pour thème la religion : Dieu aurait créé différents cultes afin de mettre les hommes à l’épreuve, pour qu’ils oublient à terme leurs différences (ndr., c’est encore mal barré) et se retrouvent dans une seule et même foi. On est loin du metal païen et sataniste des débuts du genre, et je dirais tant mieux… trop de cliché tue le cliché. Quoi qu’il en soit, l’album est construit en conséquence, et dévoile la mascarade cosmique piste après piste.
Difficile d’extraire les meilleures chansons ; elles ont chacune leur direction, leur impact, leur style. Une écriture toujours aussi labyrinthique et contrastée (The Obsessive Devotion, Death of a Dream), une dimension épique encore plus poussée et travaillée avec un soin qui frise le génie (Chasing the Dragon) et des arrangements toujours superbes malgré leur manque de matière (ordinateur oblige) (Indigo, Living a Lie, The Divine Conspiracy). Mais on oublie vite tout ça, et on se laisse transporter par les atmosphères changeantes de cet album.
Epica s’impose encore un peu plus parmi la foule de groupes du genre, par son authenticité et sa capacité à retenir l’esprit, à capter les émotions et à toujours se réinventer tout en gardant une griffe inimitable. Chaque chanson a son histoire à raconter, une surprise surgit à chaque nouvelle écoute, un instrument, une mélodie presque indécelable, un rythme (à noter que le nouveau batteur se met bien plus en avant et donne au groupe un dynamisme nouveau et fort agréable).
Un travail soigné, aussi beau qu’inspiré. Un album à posséder.
Menace of Vanity, en écoute ici.
Tags: Chroniques







mars 4th, 2008 à 23 h 57 min
je suis une malgache et je fus une des premieres à ecouter le groupe dans mon pays à madagascar, et une des premieres, presque la premiere à avoir eu l’album divine consparacy entre mes oreilles!ce groupe m’a carrement envoutée par leur parole qui perce au plis profond de l’etre et qui frappe l’esprit…melodie recherché, et parfaite par le sons des instruments à vent et les cuivres…je ne suis pas trop connaisseur,mais je trouve que c’est le seul groupe qui m’ai tant envouté et dont les albums qui se sont succeedes, sont de plus en plus…meilleurs…
mars 7th, 2008 à 12 h 34 min
Coucou^^ J’aurais aimé savoir, entre Consign to Oblivion et The Divine Conspiracy, ta préférence.
Continue comme ça ^^
mars 7th, 2008 à 13 h 06 min
@gothygasy : Je dois admettre qu’on associe assez peu le metal à la religion, traditionnellement. Mis à part le christian core ou autres OVNIS… je n’ai pas été aussi frappé par les paroles, car j’ai la fâcheuse tendance de les reléguer au second plan.
@Lucas Bluesky : j’ai une préférence pour Divine Conspiracy. Je trouve les constructions plus recherchées, l’écriture plus intelligente. Non pas que Consign to Oblivion soit mauvais, mais je le trouvais trop tortueux et trop linéaire à la fois. On revenait souvent sur les mêmes « refrains », et ils n’étaient pas toujours très bien amenés (pas toujours pertinents?), comme un cheveu sur la soupe.
Merci pour tes encouragements! ^^
mai 14th, 2008 à 17 h 14 min
[...] a été très souvent exploité. Il plaît, c’est évident (Cf. Nightwish, ou encore Epica), mais il lui arrive de tourner en rond (oserai-je citer Angtoria en guise d’exemple? – ah, [...]
novembre 20th, 2008 à 15 h 49 min
[...] dites pas “on s’en fout”, un single ça se flaire à des kilomètres – exemple, The Divine Conspiracy d’Epica – même si j’adore ce groupe et cet album), ça n’a pas grand [...]