sept 10

Grooveshark, un OVNI dans le téléchargement de musique

#GdL

Grooveshark (logo)J’ai reçu hier, grâce à la généreuse intervention de Richard de Tapahont, ma première invitation à une bêta privée. Et pas des moindres, puisqu’il s’agit de Grooveshark, dont j’ai justement parlé la semaine dernière.

Je vous invite à lire l’article ici, si vous n’en avez pas eu le loisir (l’envie, le courage, etc.).

Présentation un peu plus poussée

Grooveshark semble être à la hauteur de la première impression qui s’en dégage. Fluidité, simplicité d’utilisation, ergonomie, esthétique, tout y est – pour le plus grand plaisir des inscrits. Grooveshark (page d’accueil)Si évidemment assez peu de monde navigue aujourd’hui sur le site, il n’empêche que l’on voit facilement l’intérêt du site. Certains partagent déjà de 1 à… 21355 chansons. Quant à la légalité du téléchargement « premier » de celles-ci, je n’en ai aucune idée, mais c’est un autre débat qui devra être engagé – ou suivi – plus tard.

Côté téléchargement et rémunération, tout n’est pas encore en place, mais le service laisse présager quelques bouchons côté connexions et inscriptions tant il semble avantageux.

La navigation parmi les titres disponibles est simple : il suffit d’écouter le morceau voulu dans le lecteur intégré en haut à droite de Grooveshark, sauf si malheureusement le membre n’est pas connecté. Auquel il faudra attendre – et éventuellement l’ajouter à sa liste de contact pour ne pas l’oublier.

Grooveshark (lecteur intégré)

Maintenant, si un titre vous plait, il est alors possible de le télécharger pour $ 0.99 – un prix somme tout très abordable. A noter que pour télécharger, il faudra créditer son compte Grooveshark, et non pas payer directement par carte bancaire ou autre moyen de paiement.

Grooveshark (téléchargement)

Grooveshark ne permet pas uniquement d’acheter de la musique, mais aussi de faire connaitre vos goûts personnels dans ce domaine. Grooveshark (Fiche personnelle - Lousia)Le logiciel à télécharger ne sert donc pas uniquement à obtenir vos titres, mais aussi à faire partager, moyennant finances, vos MP3 adorés. Il suffit de choisir le dossier à partager, et la musique se retrouve sur votre fiche ; à vous ensuite de l’organiser, puisqu’il est possible de créer ses propres playlists et de les partager.

La fiche personnelle permet également de naviguer rapidement dans les titres musicaux, dans les playlists, mais aussi de noter les musiques et laisser un message. En résumé, Grooveshark est beau, fonctionnel, agréable, facétieux même parfois.

De l’intérêt de Grooveshark – et d’autres

L’intérêt de Grooveshark, n’en déplaise certains capitalistes, n’est pas de se faire payer la musique que l’on partage. Ce système d’ailleurs légalement fragile, bien que les créateurs du site disent le contraire, serait à mon avis dangereux à lancer dans un pays comme la France, si stricte avec la propriété intellectuelle et la protection des œuvres.Grooveshark (fiche musique)

Non, l’intérêt de Grooveshark réside ailleurs, dans son utilisation par les membres. Car s’il est assez peu intéressant de retrouver 10 fois le même album et les mêmes artistes que l’on entend partout, il serait également possible de promouvoir sa musique même lorsque l’on est un talentueux anonyme. Et non seulement de la promouvoir grâce à ce type de services, mais aussi de se faire rémunérer par des internautes conscients de la difficulté de percer dans ce milieu. Connaissant l’effet « Web » sur certains artistes indépendants, il est donc important et même valorisant que l’acheteur puisse également avoir conscience d’être, quelque part à sa petite échelle, un mécène de l’artiste qu’il apprécie.

Dans la masse des musiques habituelles, Grooveshark pourrait donc devenir un tremplin reconnu des jeunes artistes, ce qui légitimerait son positionnement et sa manière toute… Personnelle de rémunération.

Qui a dit idéaliste ?

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Parlez donc !

  1. Matt dit :

    C’est sûr que pour le coté jeunes artistes, le site peut être pas mal, mais j’ai plutôt l’impression qu’il risque d’être utilisé pour des chansons plus connues, le tout pas très légalement! J’avais pas pensé aux jeunes artistes, mais c’est vrai qu’il y a peut-être une chance pour eux de pourquoi pas se faire connaitre, et rémunérer un peu, et dans ce cas là je trouve l’idée du site pas mal, sinon je suis pas sûr du truc ^^.

    J’avais été content aussi quand j’avais reçu ma première invit’ pour une béta test =). C’était pour un truc de bureau virtuel ^^.

    Bonne soirée à toi !

  2. Borey dit :

    Excellent article, merci pour avoir partagé ton expérience sur cette plate-forme. J’en parlerais sur mon blog dès que j’en aurais le temps.

    Borey de Musique 2.0

  3. Gendar dit :

    C’est vrai que dans un monde parfait, ce logiciel serait le moyen aux jeunes artistes de se faire connaître et gagner quelques sous. Ca pourrait même permettre aux plus anciens de s’affranchir des maisons de disques pour vendre leurs nouveaux disques. Mais je pense que les mauvaises habitudes des internautes feront que ce projet va s’opposer à pas mal de résistances de la part des maisons de disques et autres Sacem.

  4. Lousia dit :

    Matt, j’en suis même certaine, mais y penser pour de jeunes artistes permettrait peut-être d’inverser la tendance, ou du moins de la contrôler. Et de donner du poids à ce service, qui est particulièrement bien fait… Le hic, c’est que l’on rémunère celui qui possède la musique, et ce que celui-ci n’a pas à l’être. Sauf si il en est lui-même l’auteur ^^

    Borey, mais de rien.

    Gendar, la SACEM a bien fait un effort pour Deezer, mais il est vrai qu’elle a peut-être été refroidie par l’attitude d’Universal. On verra… Ce serait quand même dommage qu’un site aussi bien réalisé disparaisse en quelques jours.

  5. Gendar dit :

    « Le hic, c’est que l’on rémunère celui qui possède la musique, et ce que celui-ci n’a pas à l’être »

    Avocat du diable :
    Si, les vrais auteurs touchent quelque chose, même si ce n’est pas eux qui donnent, on pourrait assimiler le rôle de celui qui « donne » au rôle d’un marchand de disque, une sorte d’intermédiaire.

  6. olivierD dit :

    L’interet est vraiment uniquement pour les jeunes artistes qui n’ont pas de maison de disque. Pour les autres le prix est le meme que sur des plate-formes légales.

    Jurdiquement je vois pas coment ca tient. Meme si j’ai acheté mon morceau légalement et que je le mets dispo sur Grooveshrak, j’ai n’ai pas le droit de le revendre 10 fois.
    C’est le même principe quand on achete un DVD, il est uniquement pour un usage privé. Je n’ai pas le droit de l’intégrer à un video club.

    Comme toujours très bon article.

  7. lechil dit :

    Moi aussi je le sent mal cette affaire Grooveshark : le prétexte de proposer ce service pour promouvoir des artistes inconnus est très bon… mais un peu faible face à la SACEM :-(

    Sinon, dommage qu’on ne retrouve pas le ton incisif, désormais classique de ton blog, dans cet article… peut-être qu’on est moins enclin à ouvrir sa grande gueule de loup une fois qu’on a été gentillement invité à une bêta privée !! (de peur de ne plus être invité!) …oui, je suis mauvaise langue là :-/

  8. Lousia dit :

    Gendar, reste au moins à avoir acheté le CD au départ – et là…

    OlivierD, je suis d’accord, et je vois assez mal comment Grooveshark va pouvoir défendre sa peau…

    Lechil, le but n’est pas de tout critiquer à tort et à travers. Toutes les initiatives ne sont pas mauvaises, tous les services ne sont pas à jeter, et je serais d’une prétention folle d’oser critiquer tout ce qui se fait sur Internet aujourd’hui – surtout que je ne suis absolument pas capable de faire la moitié de ce genre de site.

Dites-nous tout.