août 21

Des réseaux sociaux dédiés en pagaille

#GdL

Réseau socialLes réseaux sociaux, c’est une mode qui prend de l’avance sur tout le reste. Que serait le Web 2.0 actuel, sans les millions d’internautes inscrits à droite et à gauche sur des sites en tout genre ? L’Internet participatif, fait pour et par les internautes, on y revient toujours – et on en revient souvent aussi, mais cela est une autre histoire. Que je vous conterais peut-être un jour, si j’en trouve le temps.

Les derniers-nés hurlent pour se faire connaître

GolfLinkRevenons à nos moutons, terme particulièrement approprié à l’instinct grégaire bêtifiant de l’internaute drogué aux réseaux sociaux. Après ceux des chiens et des chats, ceux dédiés aux riches quinqua, nous voilà maintenant avec des communautés de motards, et de golfeurs. Motarz s’attaque à la Joe Bar Team, tandis que GolfLink, en se pinçant le nez d’un air dégoûté par tant de gaz d’échappement, préfère se tourner vers l’herbe verte et drue des clubbeurs, pardon, des manieurs de clubs.

Les communautés pullulent tant que l’on pourrait chacun s’inscrire à une bonne demi-douzaine de réseaux sociaux, et ce en ayant aucun talent en particulier. Le Web 2.0, messieurs-dames, ça nous rend importants. Si si, presque autant que les blogs.

Du neuf avec du vieux

Mais chez les réseaux sociaux plus anciens, on ne souhaite pas se laisser distancer par des challengers en culottes courtes. Facebook : emailPapi Facebook fait de la résistance, en lançant des services tous plus dédiés les uns que les autres : aux utilisateurs de Firefox (tiens donc, un groupe très restreint, l’initiative était risquée), et maintenant aux adeptes de la boite mail, en proposant tout récemment un service d’échange de mails interne ET externe.

On n’est pas le leader du réseau social au niveau mondial sans quelques sacrifices. Diantre.

Puissance de feu des communautés

Les huluberlus illuminés du droit de grève et de la liberté individuelle en sont persuadés (et moi donc), on n’a pas inventé meilleure démocratie que le réseau social. Pourquoi ? Généralement parce qu’il n’y a rien à gagner, même pas une petite prime de fin d’année. Diamond LoungeMise à part la célébrité relative, dans certaines catégories, ces réseaux sociaux dédiés permettent de rester entre soi, donc généralement sans choc culturel ou social de petite importance. D’où l’importance de la mixité et du brassage sur Internet, de l’ouverture d’esprit et de cœur sur la Toile, tout ça (laissez moi hennir). D’où l’illustration parfaite du réseau pour les riches (ou les pseudo-riches qui pensent que l’argent suppose forcément le bon goût), sobrement baptisé Diamond Lounge, et donc le lancement est prévu début octobre. A $ 79 l’inscription mensuelle, on espère qu’ils seront aussi tranquilles qu’à la sortie des boites tropéziennes.

Mais le réseau social pèse. Comme une manifestation, moins bruyante mais plus sous-jacente et tout aussi destructrice, la communauté s’imprègne de l’actualité de son monde, et en discute, échange, complote. Les marques l’ont très vite compris, et s’adonnent sans complexe au buzz de toute sorte. Aujourd’hui, c’est au tour des politiques de se poser des questions. Comment manipuler un lectorat participatif qui n’a pas ses doigts sans sa poche ? Mashable : sondage présidentielleAux Etats-Unis, pour gagner en popularité, les candidats se créent des MySpace pour paraître plus proches de leurs électeurs (et essayent de faire disparaître ceux de leurs dissidents, surtout quand ils font partie de leur famille). Et ça discute, et ça complote, et ça influence. Les dernières présidentielles françaises avaient déjà réalisé un record d’affluence et de débat sur les forums, communautés et autres pages Web, on se demande à quoi s’attendre pour toute prochaine discussion gouvernementale ou non.

A quand l’Assemblée sur Internet, avec des internautes dans l’hémicycle (virtuel) du Palais Bourbon ? Vous me direz, au moins, il y aurait moins d’absentéisme.

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Parlez donc !

  1. Quark dit :

    Oh, quel bel aperçu des réseaux sociaux, je n’avais pas vu qu’ils s’étaient spécialisés à ce point ( j’en suis encore à la vieille mode d’il y a au moins … 6 mois, à la facebook, commongate ou autre, il y en a tellement ). C’est assez intéressant.

    Même si tous restent relativement peu utilisés et marginaux, je suis d’accord avec toi sur le fait que leur optique n’est pas terrible. Regrouper des gens qui se ressemblent entre-eux sans communication extérieure c’est la mort de la diversité. Bouh.

Dites-nous tout.